
08 ! Juillet 2026 n° 22 - LOU PÉRI DOC. Noyades.
Retour tragique d’un pèlerinage en 1784.
Pierre Beaudet, cavalier en semestre, du
régiment de cavalerie du roi ; Jean Lavergne, do-
mes que ; Mar al Lagarde, domes que ; É enne
Bourbon, tailleur de pierre ; Jeanne Brachet,
âgée de seize ans ; Jean Buisson ; Péronne Pa-
rard, âgée de dix-neuf ans ; Jeanne Bonnet, âgée
de dix-sept ans ; Antoine e Jammet, épouse de
Léonard Deschamps âgée de vingt-quatre ans.
Ces neuf personnes ont eu le malheur de
se perdre le jour de l’Ascension, 20 mai 1784,
jour malheureux !
Au retour d’une procession que nous
é ons allés faire au-delà de la rivière, en vou-
lant la repasser, elles se noyèrent. Sans doute
que Dieu n’avait pour agréable ce e procession,
aussi je lui permets bien de même qu’aux deux
autres personnes de la Sainte Trinité et à toute la
cour céleste que, de ma vie ni de mes jours, je ne
la ferai. J’exhorte tous mes successeurs qui liront
le récit de ce tragique événement de ne point cé-
der, comme j’ai eu le malheur de le faire, aux cris
et aux demandes d’une aveugle populace, de ne
point faire ce e procession, quand on la deman-
derait.
Ce e perte terrible doit les faire tenir bon
contre de semblables et indiscrètes demandes.
Dieu veuille que mon exhorta on ait son ef-
fet, que mes successeurs aient plus de fermeté
d’âme que moi et plus de bonheur dans la direc-
on des fi dèles de ce e paroisse. Je le leur sou-
haite de tout mon cœur. (Réf. AD 24 Marsac-sur-
l’isle Paroisse 5MI22303_011 BMS 1600-1790
page 896/915.). Girardeau, curé de Marsac (-sur-
L’Isle).
Mortuaire de Pierre Pradelles de Pinsac.
Le 1er du mois d’avril de ce e Année mil
sept cent trente et six, on a trouvé un cadavre
d’un homme noyé depuis plusieurs semaines, il
a été reconnu par sa femme et un voisin pour
être Pierre Pradelles travailleur du bourg de Pin-
sac qui se noya à Pinsac avec un autre homme
et qui fut trouvé à Marel [Mareuil] le cinquième
du mois dernier, il a été enterré en la manière
accoutumée de l’église dans le cime ère de la
présente paroisse, il avait à ce qu’on dit quarante
et huit ans environ, en foi de quoi me suis signé.
(Réf. Ad 24 Carsac-Aillac année Bms année 1647-
1779 page 554/804.) DECOSTES, curé d’Aillac.
On peut compter environ 10 kilomètres entre les
deux lieux.
À Carsac-d’Aillac, en 1737 dans la Dordogne.
Le 30 mai 1737, Jean Joly, âgé d’environ
vingt-trois ans, fi ls de Jacques Joly, clerc, et de
Paule Lavernardie, habitant du village des Bories
de ce e paroisse, s’est noyé dans la rivière de
Dordogne auprès de Saint Rome vis-à-vis de Tur-
nac.
Le 3 du mois de juin, son corps a été trouvé et
reconnu par ses parents.
Il était auprès de la croix de Carsac, sur
le bord de ladite rivière. A été ensuite inhumé
avec les cérémonies ordinaires de l’église, dans
le cime ère de ce e paroisse, en présence de
Pierre Royere, laboureur, son frère utérin, et ha-
bitant du bourd d’Aillac, et de Jean Joly, son frère
paternel, laboureur, habitant de la paroisse de
Proissans, qui ont déclaré ne savoir signer, de ce
requis par moi. LASSERRE, curé de Carsac.
Le 2 juin 1737, Jean Madrat, âgé d’environ
dix-sept ans, fi ls de feu Jean Madrat, laboureur,
et de feue Marie Fournier, habitant de Turnac,
s’est noyé dans la rivière de Dordogne auprès de
Saint Rome vis-à-vis de Turnac, demeurant pour
lors chez Géraud Rey de Saint Roume de ce e
paroisse.
Le cinq du même mois, son corps a été trouvé et
reconnu par ses parents à la pêcherie de Turnac.
Il a été inhumé avec les cérémonies ordi-
naires de l’église dans le cime ère de ce e pa-
roisse, en présence de Jean Madrat, son frère
aîné, laboureur habitant du Turnac paroisse de
Domme, et de Mar n Lespinasse, marguiller
habitant de La Coste, qui ont déclaré ne savoir
signer, de ce requis par moi. (Réf. Ad 24 Car-
sac-Aillac Bms année 1630-1790 page 120/450.)
LASSERRE, curé de Carsac.