
04 ! n° 04B - LOU PÉRI DOC , numéro spécial az 2017. Antoine de TOUNENS.
Antoine de TOUNENS
Roi d’Auricanie
Il débarque à Coquimbo au
Chili, à 400 Km de San ago, le 28 août
1858. Il rejoint la province d’Arauco en
1860 et le 17 novembre y promulgue
une cons tu on.
Il prend alors le nom d’Orl-
lie-Antoine 1er ou Orélie-Antoine
1er et est proclamé roi d’Araucanie
et de Patagonie le 20 novembre
1860 et revendique l’extension de
son royaume au-delà des Andes, de
l’Atlan que au détroit de Magellan.
Il s’appuie sur les tribus lo-
cales, qui lui resteront fi dèles en-
suite, mais le 5 janvier 1862, il
est fait prisonnier par les troupes
chiliennes et condamné à l’interne-
ment dans un asile de fous.
L’interven on du Consul Général de
France lui permet de retourner en
France et le 28 octobre il embarque
à Valparaiso sur le Duguay-Trouin.
Pendant la période 1860-
1862, le royaume d’Araucanie et de
Patagonie a eu une existence eff ec-
ve, mais les ministres Lachaise et
Desfontaines qui signent en bas des
actes royaux n’existent pas. Le nom
du premier vient de La Chaise où
naquit Antoine et celui du second à
Les Fontaine, un hameau mitoyen.
Par Nicole SARREAU
Antoine est né le 12 mai 1825 à La Chaise, commune de Chourgnac (Dordogne).
Il meurt le 19 septembre 1878 à 53 ans à Tourtoirac, après de longues souff rances
sans alliance ni descendance et est enterré dans le cimetière de Tourtoirac.
Il est issu d’une famille de 9 enfants (5 garçons et 4 fi lles) dernier fi ls et hui ème de la fratrie, de Jean
Tounens (1781-1862) et de Catherine Jardon (+ 1873).
L’aisance de ce e famille de paysans lui permet de faire des études, d’obtenir le baccalauréat et d’acheter
une charge d’avoué à Périgueux.
Son père ob ent d’un jugement de la cour impériale de Bordeaux en 1857 l’autorisa on de rec fi er
son nom en « Tounens » et d’y ajouter une par cule pour être désormais « de Tounens ».
Antoine vend sa charge d’avoué en 1857 et la famille contracte un emprunt de 25 000 francs au Crédit Fon-
cier de France en vue d’une d’expédi on projetée par son fi ls.
Il est aussi reçu dans la franc-maçonnerie à la loge de Périgueux « Les Amis Persévérants et l’Etoile de
Vésone » qu’il qui e pourtant dès 1857, ce qui ne l’empêchera pas d’écrire des le res à ses frères maçons
pour demander de l’aide dans ses expédi ons.