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Challenge AZ novembre 2018 - Amicale Genea24.
26 personnages de Dordogne - Périgord.
N° 07 B LOU PÉRI DOC, numéro spécial AZ 2018.
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N° 07 B LOU PÉRI DOC, numéro spécial AZ 2018.
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Amicale GENEA24.
Editorial.
Pour la deuxième année, l’amicale a participé en novembre au challenge AZ. Le
but étant de proposer tous les jours un article dont le titre doit correspondre à une
lettre de l’alphabet. Au plan national, 85 personnes s’y sont à nouveau inscrites. Notre
participation s’est faite de manière collective, 16 membres ont écrit un ou plusieurs
articles publiés chaque jour de novembre, sur le blog de www.genea24.fr.
L’an dernier, L’amicale avait présenté 26 personnages publics de la Dordogne.
Cette année le thème était «Mon ancêtre de la Dordogne». Un thème un peu plus
personnel mais pas toujours facile. Si pour certains ce fut avec facilité pour d’autres
avec plus de sueurs froides car moins habituées à écrire, mais toujours très enrichissant.
Certaines lettres sont cependant difficiles à réaliser. Le U et le W nétant pas des
ancêtres, juste des personnages de passage en Dordogne au cours de la seconde
Guerre.
L’occasion de parfaire sa connaissance en approfondissant les recherches plus
ou moins lointaines. La satisfaction pour tous d’avoir fait connaitre des histoires
familiales vivifiantes, variées ou parfois tristes.
CHALLENGE RÉUSSI.
Un grand coup de chapeau à ceux et celles qui ont osé,
et rendez-vous l’an prochain.
Jean-Louis FILET.
N° 07 B LOU PÉRI DOC, numéro spécial AZ 2018.
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Lou Péri Doc
Bulletin généalogie et histoire de Dordogne-Périgord, entraide et partage.
Association « Amicale Genea24 » fondée en 2014. Siège social : Bergerac 24100.
Site Internet : www.genea24.fr Mail : contact@genea24.fr
Revue numérique, gratuite, semestrielle.
Numéro spécial complémentaire du numéro 7.
Directeur de la publication : Lionel Filet.
Rédacteur en chef : Jean-Louis Filet.
Ont collaboré à ce numéro : Mireille Berger, Marie-Paule Bertrand-
Blanchard, Geneviève Coulaud, Sylvie Debut, Bernadette Fondriest,
Maryse Grenier, Patrick Lahoudie, Julien Liut, Nicole et Catherine
Monville ; Annie Alice Mounier, Marie Thérèse Puyrinier Wachet, Marie
Hélène Roubinet, Jérôme Rougier, Catherine Teillac, Françoise
Villechenoux.
Sommaire :
05 - Alonzo PETRA (GC),
08 - BERTRAND Jean dit Henri (MPBB),
11 - CHABANNE Elie (BF),
13 - DAILHAC Thomas (GC),
17 - ESCORNE Félix(AAM),
21 - FILET Pierre Philémon (JLF),
23 - ENIER Pierre (MG),
26 - Henri BOISSEAU (SD),
29 - Ida FILET (JLF),
31 - JACOUTET (AAM),
37 - KUNCHS (MHR),
39 - LASSERRE (MB),
44 - Marie ISSANDIER (NSM),
46 - Nicolas RAMBOURG (JL),
52 - ORTHION Marguerite (FV),
54 - PUYRINIER Joseph Arnaud (TPW),
57 - QUEYREL(MG),
59 - ROUGIER Hilaire (JR),
64 - SUDREAU (MPBB),
67 - TEILLAC Jean (CT),
69 - URBAN (JLF),
71 - VINATIER Gabrielle (GC),
74 - WORMS jean (JL),
78 - X nommé Martial Décembre (JLF),
82 - YSSASSIS Silbério (PL),
86 - ZAIDA Dalhiac (GC).
Crédit photo : Auteurs des articles, Archives départementales de la
Dordogne. Site Bnf Gallica Wikipédia.
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Par Geneviève COULAUD.
ALONZO Pétra,
la grand-mère espagnole.
Du plus loin que je me souvienne, mon grand-père Laforêt nous parlait de son aïeule espagnole.
Que de regrets de ne pas l’avoir questionné ! Mais nous les petits-enfants,
pensions qu’il radotait un peu.
Lorsque je me lance dans la généalogie, maman me rappelle cette histoire, en
me précisant que c’était certainement dans la famille de Villamblard. A la recherche du
mariage de Pierre Barbary, j’épluchais les registres lorsqu’un nom attire mon regard :
Alonzo ! Je parcours l’acte et m’aperçois qu’il s’agit du mariage de Pierre Barbary (mon
ancêtre) et de Pétra Alonzo, née en Espagne. Heureuse de ma découverte, elle existait
bien cette « mémé » espagnole, mais comment était-elle arrivée au « fin fonds « du
Périgord blanc au début du 19e siècle ?
Pétra Paula Alonzo voit le jour le 30 Juin 1784 dans la paroisse de San Andres à
Valladolid Espagne. Elle est la fille de Nicolas Alonso et de Jeanne Macias qui se marient
le 17 septembre 1773 à San Andrès de Valladolid, ils décèderont en 1809 à deux mois
d’intervalle dans un hôpital à Valladolid, suite à une forte épidémie de fièvre typhoïde.
Nicolas est fils de Basilio Alonzo et d’Antonia Santos, Jeanne, d’Antonio Macias et d’Ana
Espinosa.
Ils auront 9 enfants, 2 filles et 7 sept garçons.
- Santiago ALONSO MACIAS né le 25 Juillet 1774 à San Pédro de Valladolid
- Rosendo né le 03 mars1776 à San Pédro
- Augustin né le 02 Septembre 1781 à San Pédro
- Pablo né le 15 Janvier 1783 à San Andrès de Valladolid
- Pétra Paula née le 30 juin 1784 à San Andrès
- Juan Pablo né le 26 Juin 1788 à San Andrès
- Maria Aquilina Alonso née le 06 Janvier 1790 à San Andrès
- Pablo né le 15 Janvier 1793 à La Ascuncion Valladolid
- Lauréano né le 24 juillet 1794 à La Ascuncion ViIllabanez Valladolid
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Il y a beaucoup d’inconnu dans sa vie, entre sa naissance, sans doute a-elle-vécu à
Valladolid avec sa famille, et sa vie à Villamblard.
En 1809 elle accouche à Oropéza en Espagne d’Antoine, fils de Pierre Barbary. Son futur
époux, Pierre était sans doute militaire, raison pour laquelle il se trouvait en Espagne
pendant les guerres napoléoniennes. Peut-être était-il dans le IIème corps de l’armée
française qui était cantonné dans la région d’Oropéza.
En 1816, on retrouve le couple à Villamblard à la naissance de leur deuxième enfant.
Pierre et Pétra se sont mariés à Villamblard le 8 décembre 1824, de cette union naitront
5 enfants : 1 en Espagne, Antoine et 4 à Villamblard : Pierre en 1816, Anne en 1819,
Jeanne en 1822 et Pierre en 1826.
Seul Pierre est né après le mariage de ses parents.
Mariage d’Antoine en le 22 septembre 1834 à Montagnac-la-Crempse avec Françoise
Bourbon.
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Pétra décède à Villamblard le 15 mai 1834.
En 1836, Pierre vit avec ses 4 enfants. Il est tailleur avec son fils Pierre comme l’indique
le registre de recensement.
Pierre Barbary, fils de Pierre et de Pétra Alonzo, naquit à Villamblard en 1816, il épouse
Marie Célérier, ce sont les grands parents de Louis Laforêt.
Une de leur fille, Louise, voit le jour le 4 août 1852
à Villamblard, elle épouse Louis Laforêt,
Ils auront 4 enfants :
- Louise née en 1883.
- Marie Anne née et décédée en 1884.
- Marie Louise née en 1885.
- Louis mon grand-père maternel né en
1888.
De père en fils, les hommes étaient
tailleurs d’habits et leurs épouses
couturières ; Louis, mon grand-père sera
militaire puis viticulteur.
Église de Villamblard.
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Par Marie Paule BERTRAND-BLANCHARD.
BERTRAND Jean dit Henri,
mon grand-père.
Sur sa Fiche Matricule, son degré
d’instruction est « 3 », Henri sait donc
lire, écrire et compter. Ecrire, est un bien
grand mot pour ce grand-père qui les
aligne, les uns derrière les autres sans
grammaire ni ponctuation ni
orthographe. Il mélange allègrement
patois, français, il chuinte, les J et les S
sont des CH, il écrit comme il parle.
Quand un mot est trop compliqué pour
lui, il ne le termine pas ou ce sont des
fins de phrases qui restent en
suspens …. A moi de deviner, de prendre
la loupe, de mettre dans tous les sens
de cette lettre afin de lire et
comprendre. J’avoue qu’après la lecture
des trois premières cartes non écrites
par Henri, j’ai failli abandonner.
Ma curiosité m’a poussé à lire
plus de 800 lettres destinées à Maria,
ma grand-mère. Elle avait mis son trésor
dans une boite en fer : lettres, cartes
postales, cartes de correspondance,
classées date par date, année par
année, chaque paquet minutieusement
ficelé avec de la laine noire. Ces lettres
auraient pu être jetées, brûlées lors des
divers aménagements de la maison
familiale et le décès de Maria en 1968.
Elles sont restées au grenier, puis
descendues dans un buffet, mises dans
une armoire et sont arrivées chez moi
sur une étagère attendant que je veuille
bien en commencer la lecture, un
jour. .Ce que jai fait, il y a environ 5 ans.
Henri en 1903
Ce que je sais et ce que je
connais de mon grand-père Henri vient
la seule lecture de ces lettres écrites au
front et pendant loccupation de
l’Allemagne, pendant un peu plus de
quatre années à faire « mon métier de
soldat et que jy suis obligé » écrit-il.
Comment ne pas admirer cet homme
qui par amour pour sa femme lui envoie
toutes ces preuves de vie ?
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Ma fastidieuse lecture
commence par une carte-lettre du 5
Août 1914 et se termine par une
dernière lettre datée du 18 Février
1919. Japprends à lire ce paysan qui me
fait plus souvent pleurer que rire. Henri
laisse filtrer parfois un peu d’humour
mais ne cache pas à sa femme son
anxiété, sa colère, sa peur, son cafard. Il
se raccroche au Bon Dieu et prie tous les
jours, demande dans toutes ses lettres à
Maria den faire autant, « de faire brûler
un cierge », d’aller à la messe. Dieu le
protégera et leur permettra de « se
retrouver ensemble à Champagnac ».
Henri est à la guerre mais son
inquiétude porte sur la métairie laissée
à Maria, à sa mère et à sa belle-sœur.
Comment vont-elles faire ? Laide vient
de la famille de Maria, des voisins et des
frères revenus en permission.
Ces années d’écriture
assouplissent le poignet d’Henri,
l’écriture est plus fluide qu’il emploie le
crayon à papier, le crayon mauve, le
porte-plume et même le stylo-plume,
sans pour autant corriger ses fautes !
Jean dit Henri naît le 21 Avril
1883 au village de Fialarge de
Champagnac-de-Belair ses parents
Pierre et Pétronille LAFAYE sont
métayers chez ESPES-LESCAT. Pierre, bon
métayer, reçoit la Médaille d'Honneur
Agricole en 1901. Henri est le dernier
d’une fratrie de sept garçons.
Pétronille a 17 ans lorsqu’elle
donne le jour à son premier enfant :
Jacques le 27 Janvier 1870 à
Verneuil. Il décède le 16 Mai de
la même année.
Puis naît aussi à Verneuil :
Léonard dit Jacques, le 29 Juillet
1871.
La famille loue la métairie de
Fialarge et naissent dans ce hameau :
Jacques dit Louis, le 22 Octobre
1873. Il décède en 1899.
Jacques dit Bertrand puis
Jacquillou le 22 Octobre 1875
Geoffroy dit François le 3
Novembre 1877.
Pierre dit Emile, le 22 Avril 1881.
Henri, 8 ans en 1891 n’est pas un
élève assidu dans cette nouvelle école
mixte de Champagnac-de-Belair,
inaugurée vers 1890. Pourtant la famille
BERTRAND habite à Saint-Marc, hameau
en haut du bourg, sur la route de Villars.
Il fait comme tous les autres écoliers, fils
de paysans qui restent aider à la ferme.
Ses frères nés apprennent aussi à
lire et à écrire, pour certains, dans
l’ancienne école de garçons qui abritera
plus tard les locaux de la poste. Ce peu
d’instruction leur permet de
correspondre avec leur famille, leurs
amis et entre eux sur le front. Ce
courrier, ces nouvelles, ce lien familial
entretenu au fil des jours, des années,
les aide à rester « aux tranchées » et à
espérer le retour au pays « en attendant
que cette maudite guerre se termine
pour qu'on se retrouve tous ensemble à
Champagnac, comme on était avant,
qu'on était si heureux ».
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Henri épouse à la mairie de
Champagnac, le 9 Avril 1910 Marie dite
« la petite Maria ». Elle vient des
Brageots, hameau de Saint-Crépin-de-
Richemont ses parents Barthélémy
FAYE et Antoinette MATHIEU sont
propriétaires-cultivateurs. Le couple
s’installe à la métairie du Petit-Mars qui
appartient à la famille BARBY, où naîtra
leur seul fils Paul-André le 14 Août 1918,
mon père. Pétronille, belle-mère de
Maria, vit avec le jeune couple. Léonard
dit Jacques et son épouse « la grosse
Maria », sont aussi métayers au Petit-
Mars.
Maria
En ce début du mois d’Août
1914, le tocsin sonne à Champagnac,
Henri, ses quatre frères et tous leurs
camarades savent qu’il faut partir
rejoindre leur caserne. A-t-il pris le tacot
à la petite gare de Champagnac ? Maria
l’a-t-elle accompagné jusqu’à Brantôme
ou Périgueux ? Sur le quai de quelle
gare se sont-ils serrés dans les bras une
dernière fois et ont-ils pleuré
ensemble ? Est-ce à ce moment-là que
Maria lui demande de lui écrire le plus
souvent possible ?
Ses frères sont tous déjà revenus
dans leur foyer lorsqu’Henri retrouve
Maria au Petit-Mars le 1er Mars 1919.
La guerre les a tous épargnés.
Henri
Je retrouve Henri ainsi que
Jacques, Léonard et François (Emile
réside à Brantôme) lors d’une réunion
de l’Union Nationale des Combattants,
section de Champagnac-de-Belair à
l’assemblée Générale du 9 septembre
1919 qui a pour but de fonder une
association. Un bureau est formé, Henri
est nommé assesseur.
Dans mes papiers de famille, je n’ai pas
retrouvé d’écrits d’Henri si ce n’est une
signature apposée sur divers
documents. Je pense qu’il n’a plus
jamais écrit de lettres.
Il décède le 3 Octobre 1939 au
hameau de Cheynoux de Champagnac
dans la maison qu’il avait achetée en
1928 « à la bougie ».
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Par Bernadette FONDRIEST.
CHABANNE,
la double vie d’Elie prêtre.
Elie Chabanne, fils d'Antoine Chabanne et de Françoise Aubarbier est un enfant
d'une famille de notables. Ses parents ont le titre de Sieur et de Demoiselle portés sur
son acte de naissance ! De même son grand-père Arnaud Chabanne était Sieur de
Lacoste. D'après mes recherches, la famille a des liens de parenté avec la famille de
Hautefort. Elie est né à Four de Marty sur la commune de Bars le 5 février 1768.
Acte de naissance d'Elie !
http://archives-num.dordogne.fr/pleade342/img-viewer/etat-
civil/Bars/FRAD02410_5MI07004_002/viewer.htmlte p 200/546
Sixième d'une famille de neuf enfants et troisième fils vivant, comme dans
beaucoup de famille de notables à cette époque, les Chabanne, n'eurent sans doute pas
d'autre choix que de diriger Elie vers la prêtrise pour lui donner une condition sociale.
a t’il exerson ministère ? Nous l'ignorons. Il est vrai que nous retrouvons
à La Bachellerie un prêtre du nom de CHABANNE. S’agit-il de la même personne mariée
le 06 avril 1832 à Bars avec Marguerite Bernard ?