vendredi 15 novembre 2019

Mauzac et Grand-Castang La famille Fargue

Mauzac est une petite commune située en Périgord pourpre et en bordure du Périgord noir, sur la rive droite de la Dordogne. En occitan se dit Mauzac e Grand Castann. C’est en 1793 que les anciennes communes, Mauzac et Saint Meyme de Rozens fusionnent ; puis c’est au tour de Grand-Castang de fusionner pour devenir Mauzac et Grand-Castang.


Mon arrière-arrière-arrière-grand-père, Louis Fargue et son jumeau Pierre, sont nés à Cause-de-Clérans le 21 mai 1776. Louis arrive à Mauzac pour épouser Marie Delbos dite « Jeanne» en famille, le 19 septembre 1806. Celle-ci est enceinte et Marsal Fargue vient au monde 2 mois après le mariage. Deux ans après, la famille s’agrandit avec l’arrivée de Guillaume. Louis et Marie auront au moins six enfants dont mon arrière-arrière-grand-père qui, lui naîtra à Baneuil, le 9 février 1811. Il y aura aussi, Joseph, Marie et Marsalou.

Mon arrière-arrière-grand-père, Pierre Fargue revient à Mauzac pour épouser Jeanne Delbos, le 19 juillet 1841 et ils vivront dans la maison sise au lieu de Fonblanque en compagnie des parents de Jeanne. Ils auront 4 enfants dont mon arrière-grand-père François, qui naît le 23 avril 1842. Guillaume naît en 1844 mais décède à l’âge d’un an. Puis en 1846, Joseph montre le bout de son nez. La vie n’épargnera pas cette famille car mon arrière-arrière-grand-père François décède à l’âge de 38 ans en laissant deux orphelins et une femme enceinte, qui accouchera 2 mois après le décès de son mari, et encore d’un garçon. Jeanne ne se remariera qu’en 1855. En attendant, elle devra travailler dur pour élever ses enfants, car ses parents ne sont plus là pour l’aider. En l’espace de 5 ans, elle perd un fils, un époux et son père qui s’éteint en 1850.

Mon arrière-grand-père François Fargue, dit « Louis » en famille, épouse mon arrière-grand-mère, Marie Ribes dite « Jeanne », le 28 juillet 1873 à Sainte-Alvère mais la famille revient vivre à Mauzac dans la maison de Fonblanque, et c’est là que naîtront leurs six enfants.

Mon grand-père Jean, de son petit nom « Cyprien », se mariera trois fois et sera veuf trois fois. Sa dernière femme, et donc, ma grand-mère, Lucie Cuménal, était demi-soeur de sa seconde épouse. En tout, mon grand-père aura eu neuf enfants. Je ne l’ai pas connu, il est décédé quatre ans avant ma naissance. Mais néanmoins, je me sens proche de lui de par la date de naissance que j’ai en commun avec lui…

Mon grand-père Jean et ses deux premiers enfants Raoul et Camille.

Par contre, j’ai quelques souvenirs de la maison où il est né, à Fonblanque . Certes, ce ne sont que souvenirs d’une petite fille d’à peine quatre ans, mais il me plaît souvent d’y repenser… Je me revois devant la maison, assez excentrée du bourg de Mauzac, un hangar en bois sur la droite. Il faut aller derrière la maison pour pouvoir y entrer. Je revois une grande pièce sombre avec un lit près de la fenêtre et une grande cheminée.

Mais le souvenir le plus vivace est le chemin blanc qui passe devant la maison et qui monte jusqu’à la source… ma mère m’y emmenait me promener… je sens encore la chaleur du soleil, le calme qui régnait et le murmure de l’eau qui descendait le long de ce chemin blanc...

Par Maryse GRENIER.

jeudi 14 novembre 2019

Le BUGUE JEAN REY Médecin Périgourdin précurseur de LAVOISIER

Le BUGUE, est situé à quarante kilomètres, au sud sud-est, de Périgueux. Sarlat, la sous-préfecture est à une trentaine de kilomètres vers le sud-est. La commune est implantée dans le Périgord noir sur les rives de la Vézère, près de son confluent avec la Dordogne.



Jean REY naquit au Bugue, Dordogne vers 1583 dans une famille aisée. Il était le fils de Jean REY marchand au Bugue et Perrine Yssartier. De cette union, naquirent trois fils à ma connaissance.

     	- Jean REY " l'aysné "  Sieur de la Peyroutasse ", fut Maitre de forges au Bugue, la  forge haute ou forge neuve, et forge basse ou forge de la Farge ; cet endroit de la Farge porte ce nom depuis près de 450 ans sous le nom de Place de Farge, mais .... Peut-être plus encore car des actes d'archives prouveraient qu'elle existerait depuis le XIIème siècle.

- Jacques REY, dont la descendance fera l'objet de nouvelles recherches.

- et, Jean REY, probablement le plus jeune de la fratrie, dont nous allons faire un peu plus connaissance, si vous le voulez bien.


Jean REY commença ses études à Montauban où il obtint le titre de maître ès arts de l'Académie de Montauban. Puis il entra en faculté de médecine de Montpellier le 22 novembre 1605. Il obtint son diplôme de médecin le 20 mai 1609. Les profondes connaissances acquises en chimie et en physique peuvent laisser à penser qu'il ne quitta pas Montpellier tout de suite après avoir soutenu sa thèse ; mais tout porte à penser qu'en s'éloignant de cette ville, il se retira rapidement au Bugue où il exerça son métier de médecin, dévoué à ses patients. Mais, en même temps, il réalisa des expériences sur les métaux, bien souvent dans les forges de son frère " Jean REY aysné " ; du reste, il ne manque pas de le notifier lors d'un courrier à un ami.

Il était médecin, mais surtout avait un esprit curieux, auquel nous pouvons rajouter le fait d'être un fin observateur qui devança et son siècle, mais également Antoine Lavoisier de quelques 140 années.

Afin de démontrer la vérité de sa thèse, Jean REY écrivit les " ESSAYS " sur ses recherches : ils furent au nombre de 28, suivis d'une conclusion ce qui nous porte à 29 chapitres, chapitres précédés d'une dédicace au duc de BOUILLON Seigneur de LYMEUIL.

Je ne peux que partager avec vous la notice laissée de l'abbé AUDIERNE, (issue de son Périgord illustré -1851).

"Jean REY naquit au Bugue, dans le XVIe siècle. Il dirigea ses études vers la médecine et fut reçu docteur. Mais un penchant naturel l'entraîna vers l'étude spéciale de la chimie et de la physique, qu'il fit monter, par la force de son génie, jusqu'à la hauteur qu'occupent aujourd'hui ces utiles sciences. Il fut pour ainsi dire le précurseur de la théorie actuelle, et monsieur THENARD ne craint pas de dire que les expériences de ce grand homme mirent les savants sur la voie de la décomposition de l'air. Consulté pourquoi l'étain augmentait de poids dans la calcination, il répondit que cette augmentation de poids était le résultat d'une absorption d'air, réponse d'autant plus hardie que l'on s'imaginait alors que l'air n'était point pesant. Jean REY publia ses recherches sous le titre d'Essais sur la recherche de la cause pour laquelle l'étain et le plomb augmentent de poids quand on les calcine. Monsieur Thenard en parle en ces termes : " quoique Jean Rey s'exprime d'une manière si positive, il parait que pendant près d'un siècle et demi les idées fortes et fécondes que renferme son livre furent comme ensevelies dans l'oubli. Il était réservé à BAYEN de les en tirer."


C'est seulement, en effet depuis quelques années que son nom a été placé à côté des noms les plus célèbres et les plus dignes de l'être.
Le style de Jean REY est en tout comparable à celui de Montaigne. REY, l'un des hommes qui fit le plus honneur non seulement au Périgord, mais à la France, mourut vers l'an 1645.

Bien que très tardive, la notoriété de Jean REY ne fut pas confirmée, comme par exemple, en 1895 à Edimbourg sur une plaquette de 54 pages sous le titre ' " Essays of Jean REY, doctor of médecin, on an Enquiry in to the cause wherefore tin an lead increase in weight on calcination - 1630 ! "

Au fil de mes recherches le concernant, j'apprends également qu'il fut l'auteur de bien d'autres découvertes, la principale étant le thermoscope, ancêtre du thermomètre et en prescrivit même l'usage en médecine. Il y a bien une descendance REY car ce patronyme est bien placé sur le Bugue, très souvent des notables, mais il semblerait que la sienne soit mal connue du fait, qu'on le dit "marié avec la science ". Bien que leurs parents fussent de religion catholique, les frères REY épousèrent et adhérèrent à la Réforme, ce qui explique les relations très amicales avec deux protestants de Bergerac, le médecin Deschamps et l'apothicaire Jean Bun. Devenus donc protestants, nous nous trouvons fort dépourvus d'actes les concernant, ce qui est bien dommage. Vers les dernières années de sa vie, Jean REY fut engagé dans un procès criminel.

Il passa plusieurs années à poursuivre ce procès, n'ayant même plus le temps de continuer sa correspondance avec ses chers amis, dont une lettre adressée au père Marin Marenne** datée de 1643 dans laquelle il s'exprime ainsi : " Si j'ai laissé passer des années entières sans vous avoir visité par mes lettres, il en faut accuser mes affaires domestiques qui ont tellement traversé mon esprit qu'elles l'ont rendu presque incapable de toutes belles conceptions " Ce qui est certain, c'est qu'il ne s'occupa plus de sciences postérieurement à cette époque. Ce procès, concernerait son neveu Pierre Rey Sieur de Pautignie, maître de forge également, il aurait été attaqué une nuit de 1633, battu par des gens dont il donne même les noms. Tellement malmené qu'il teste désignant son oncle, Jean REY, docteur en médecine, en tant qu'exécuteur testamentaire, lui donnant des instructions quant à son héritage, devant remettre celui-ci à ses enfants lorsqu'ils auraient 21 ans. Il survécut à cette attaque encore quelques années, mais on ne sait pas dans quelles conditions. Il est donc fort probable que le procès en question (pour crime) éclairerait singulièrement les lettres écrites au Père Mersenne à propos de ses " soucis domestiques " et ses absences du Bugue. En effet, le docteur REY peut élire domicile à Bordeaux aussi longtemps qu'il le faudra, prendre les avocats et faire toutes autres choses. Il est dit qu'à partir de 1628 jusqu'à sa mort, il vit chez son neveu de la Rey-Paulignie. Il est précisé, avec son valet et son cheval. Est-il mort dans son lit, ou sur les chemins un soir d'hiver au petit trop de son cheval, allant au chevet d'un de ses malades ? Libre à nous de l'imaginer.


- Jean REY, selon quelques documents retrouvés, serait décédé fin 1646, début 1647 ; ce procès l'aurait épuisé et que ce fut la raison de son décès. Selon ce même document, il est noté qu'il vivait en célibataire, tantôt chez un de ses neveux, tantôt chez un autre. Neveux au nombre de 8, et 2 ne portant pas le nom de REY (frère et sœur). Ce sont donc eux qui constituèrent sa postérité.

- En février 1630 Jean REY Aysné, malade teste avant de mourir. Nous apprenons qu'il a eu 2 fils d'un premier mariage Jean et Pierre, mais qu'il eut d'un second lit : 3 filles.

- Jacques REY, lui second frère de Jean REY médecin est décédé probablement dans les temps de l'agression de son neveu Pierre REY-PAULIGNIE, laissant des enfants.


Seule, persiste la maison familiale que l'on peut encore voir dans une des jolies et anciennes ruelles du Bugue, rue du Couvent : (photo a confirmer)


Devenus donc protestants, nous nous trouvons fort dépourvus d'actes le concernant, ce qui est bien dommage. Vers les dernières années de sa vie, Jean Rey fût engagé dans un procès criminel, malheureusement personne n'a su encore à cette heure de quelle nature. Seule persiste sa maison que l'on peut encore voir dans une des jolies et anciennes ruelles du Bugue, rue du Couvent : (à confirmer pour la photo)






** le père Marin MERSENNE fut pourtant un de ses plus intrépides adversaires au début. Religieux Minime de Paris, homme fort savant pour son temps, ils échangèrent plusieurs lettres, lettres qui furent retrouvées plus tard dans la bibliothèque des Minimes de la Place-Royale, à Paris.

Par Annie-Alice MOUNIER.

mercredi 13 novembre 2019

KOUSNESKY Itinéraire de la Poldasie au Périgord

Mowsza Szloma (Maurice) Kousneski est né le 15 mai 1866 à Suwalki Russie, aujourd'hui en Pologne région de la Poldasie. Il est le fils de Judel Girchowitz (Joseph) Kousnierski et de Szejna Rocha (Rachel) Przedmiejska. Il a 8 frères et sœurs dont 2 au moins auront une descendance en France (Léon x Ethel (Adèle) Lipstchitz et Rachel x de Mendel Schenker. Il se marie a priori seulement religieusement à Suwalki vers 1889 avec Fanny Fischtock née vers 1866 aussi à Suwalki. Le couple arrive en France avant août 1891 et ils auront 4 enfants tous nés dans le 4° arrondissement de Paris :


Henri né le 14/8/1891.
Rachel née le 8/7/1893 sous le nom de Kaichnersky, elle décédera le 22/11/1894. Marcus né le 1/8/1895. Léon né le 2/1/1898. Le 27/9/1898 Maurice Kousneski confie ses deux plus jeunes enfants à l'Assistance publique (Marcus et Léon), au motif qu'il n'a pas les moyens suffisants. Il souhaite cependant garder l'ainé qui demande moins de surveillance. En fait les enfants sont naturels et reconnus, que le nom de la mère est FISCHTOCK qu'il vivait avec elle depuis 9 ans (donc 1889) et qu'il était de confession israélite. La mère va tenter de s'opposer à cet abandon, en disant que son mari, vit maritalement avec une jeune fille avec qui il entend partir à New York, qu'il a enlevé les enfants, qu'il veut les placer en nourrice et qu'elle croit qu'il les abandonnera une fois le premier mois réglé. On apprend que son mari travaille rue des Rosiers chez M. Wesserman. Les enfants seront placés en dépôt, on les trouve sur les registres de 1898 sous les N° 7696 et 7697, puis en enfants assistés toujours en 1898 sous les N° 134605 et 134606.

''Notes : Pour information je n'ai retrouvé aucune trace de Fanny Fischtock après 1898. J'ai cherché dans les TD (tables décennales) de décès des vingt arrondissements de Paris pour la période de 1898 à 1932 sans résultat avec les noms de Fischtock (ou approchant) Cousneski (Couneski, Couchneski), Kousneski (Kouneski, Kouchneski). J'ai cherché dans les TD de mariage de 1898 à 1922 sous le nom de Fischtock, Kousneski, Cousneski (en fait tout ce qui commençait par COU, FI ou KO). Rien non plus dans Geneanet, Filae, Geneasevice, Family Search, Gallica.''

Maurice va se mettre en couple avec Pécha (Pauline) Zeiman, née le 24/5/1877 aussi à Suwalki, en 1898, de cette union naitront : Anna née le 19/12/1899 Paris 4°. Rachel née le 22/9/1901 (Maternité de l'ancien Hôtel Dieu) Paris 5°, elle décédera le 22/6/1902 à Paris 3° (domicile) et sera inhumée le lendemain au cimetière de Pantin. Rebecca née le 22/6/1903 (Maternité de l'ancien Hôtel Dieu) Paris 5° écrit Kouchnerski. Berthe née le 1/5/1908 (Ancien hôpital de la Pitié démoli en 1912) Paris 5° écrit Kouchnerski. Marcel né le 19/12/1916 Paris 12°.

Maurice et Pécha se marieront le 6/12/1906 à Paris 4°, reconnaissant et légitimant Anna et Rebecca. Ils seront naturalisés le 21/3/1913 par décret 102-1142. Maurice décèdera le 19/8/1941, soit la veille de la grande rafle de Paris, 20 rue Rambuteau Paris 3° (A noter que tant lors du mariage qu'à son décès, le nom de sa mère est noté Rachel LEIBMANN). Pecha ZEIMAN et son fils Marcel seront conduits à Drancy le 13/2/1943 et seront déportés par le convoi 48 à Auchwitz ou ils mourront le 18/2/1943. La transcription de leurs décès se fera sur le registre du 3° en 1949 n° 560 et 561.

Sur les 1000 partants 992 arrivent à Auschwitz (7 s'évaderont et un se cassera la jambe en tentant de s'évader entre Bar le Duc et Lerouville) 689 seront gazés dès leur arrivée dont Pécha et Marcel, seulement 12 personnes de ce convoi survivront.

Henri sera en couple avec Mathilde Bony née le 9/8/1892 à Ségonzac (Corrèze), mais curieusement le mariage n'est inscrit sur l'acte de naissance d'aucun des 2. Ils se marieront à Saint Izaire (Aveyron) le 4/9/1915.

Il n'a pas fait son Service militaire ni participé à la guerre, ayant été exempté pour faiblesse générale (Fiche Matricule 637). Les parents de Mathilde sont natifs respectivement de Génis et de Boisseuilh, et elle descend comme moi d'Aubine Yssassis (voir challenge 2018) qui était sa grand-mère (mais par un autre enfant). Ils auront deux enfants : Jean Sylvain Maurice né le 9/7/1916 Broquiès (Aveyron), il se marie le 26/6/1948 Carcassonne (Aude), décède le 1/9/2006 Saint-Pantaly-d'Ans (Dordogne).

Par décret du 23/6/1947 (J.O du 2/7/1947 page 6139) Jean Sylvain Maurice obtiendra la Médaille des Evadés. Il aura 2 enfants André (+ en 1995 à Périgueux) et Dominique (qui travailla dans des mairies périgourdines) qui ont tous deux une descendance.


André né le 28/12/1918, décède le 5/3/1934 à Paris 12° (Hôpital Saint-Antoine). Sur l'acte de décès il est dit né à Paris 5°, mais la mairie de Paris n'a pas trouvé l'acte, sur le livret de famille il est dit né dans le 14° j'ai vérifié les Tables décennales de 1913 à 1922 sur les 20 arrondissements il n'est pas inscrit. Pas de naissance non plus à Fontenay-sous-Bois. Le recensement de 1931 de Fontenay-sous-Bois (page 504) indique bien que le lieu de naissance d'André est Paris. Finalement trouvé enregistré sous le nom de Housnesky....



De 1926 à 1931 Henri et Mathilde tiendront une épicerie buvette au 124 rue des Moulins à Fontenay-sous-Bois (94) tout en habitant au 126, dans une maison qui semble encore exister.


Mathilde décédera le 11/2/1967 au Kremlin Bicêtre et Henri décèdera le 17/1/1972 à Périgueux.



Jean Sylvain Maurice n'apprendra que très tardivement (après le décès de ses parents je crois) qu'ils avaient eu des oncles abandonnés par son grand père (Marcus sera sans descendance semble-t-il et décédera le 4/3/1974 à Paris 12. Léon se mariera le 5/1/1918 à Saint-Pierre-le-Moûtier, aura deux enfants et décédera le 20/11/1962 à Magny-Cours)

Pour la petite histoire, un des frères de Maurice, eu une fille du prénom de Fanny née le 10/10/1915 Paris 12. Elle se marie le 16/1/1941 Moissac (Tarn et Garonne) avec Jules ALTAR dit ALTER, qui décédera le 21/11/1974 Paris 15°.

http://www.ajpn.org/personne-Jules-Alter-2465.html et https://gw.geneanet.org/romannada

Par Patrick LAHOUDIE.

mardi 12 novembre 2019

JAVANAUD de Saint-Jory-de-Chalais

Javanaud, hameau de Saint-Jory-de-Chalais est un village du nord de la Dordogne dans le Périgord vert, situé entre Thiviers et Saint-Pardoux-la-Rivière. Il est proche de la RN21 et entouré de trois cours d’eau : la Côle, la Queue d’âne et le Touroulet. En 1806, il y avait 1032 habitants, de nos jours seulement entre 500 et 600 âmes.



Mon grand-père, Henri Lachaize voit le jour le 4 février 1884 à Chalais. Il a des cheveux chatains et des yeux bleus-foncés. Il est le fils de Bertrand Lachaize né le 22 septembre 1861 à Saint-Jory-de-Chalais et de Jeanne Chatain née le 18 Janvier 1862, à La Mauroussie au même village.

En 1904, Henri est incorporé au bureau de Périgueux-Limoges pour 3 ans. Nommé caporal, il est rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation en Août 1914. Il participe aux campagnes d’Allemagne de 1914-1915, avant d’être gravement blessé par balle au talon d’Achille, le 23mai 1915 à Régneville en Meurthe et Moselle. Il est déclaré inapte et sera décoré de la Croix de Guerre avec une étoile d’argent.





























Henri épouse Gabrielle Vinatier le 19 juin 1913, il est négociant en vins. Ils auront deux fils, Robert (mon père), agent d’assurances qui épouse Ginette Laforêt, et André dit Dédé.


Il décède à La Coquille le 05 juillet 1948, il ne s’est jamais vraiment remis de la 1ère guerre mondiale, ni du décès de son jeune fils André, mort de la tuberculose à 25 ans en 1947.

L’acte le plus ancien de la famille Chatain à Saint-Jory-de-Chalais est celui du mariage entre Bernard Chatain et Marguerite Rapnouil ou Ranouil le 12 janvier 1712.




Sept générations de cultivateurs, ainsi que leurs nombreuses descendances, vont se succéder dans ce village pendant 2 siècles, navigant entre différents hameaux : La Mauroussie, Javanaud, épousant les filles du hameau ou village voisin.


Par Geneviève COULAUD.

lundi 11 novembre 2019

ISLE La rivière de Marie

L’Isle est l’affluent le plus important de la Dordogne. Il descend des plateaux du Limousin, reçoit la Dronne à Coutras et rejoint la Dordogne à Libourne. Jusqu’au 13ème siècle, il est une voie navigable pour des bateaux de peu d’importance car la navigation y est rendue difficile par divers obstacles (moulins, barrages rudimentaires…)
Après maints travaux effectués au cours des différentes époques, l’Isle devient une voie plus commerciale. Au début du XIXème siècle un prêt de l’Etat de 2 500 000 francs est sollicité par plusieurs propriétaires qui créent « la Compagnie de Navigation de l’Isle ». Plusieurs aménagements sont alors réalisés avec la construction de barrages et de chemins de halage. Les écluses réalisées en 1837 permettent une circulation active pour dynamiser son potentiel économique. Au long de son cours, l’Isle a permis de construire des minoteries, des papeteries à l’ancienne ou des fonderies alimentées par l’énergie hydroélectrique. L’arrivée du chemin de fer et du transport routier sonnent le déclin progressif du transport fluvial. La rivière Isle est alors rayée de la nomenclature des voies navigables. L’Isle arrose des villes comme Périgueux, Saint-Astier, Saint-Léon, Neuvic, Saint-Louis-en-l’Isle, Oh ! Saint-Louis en l’Isle, c’est là où Marie Madilhac a vécu.
Source Père Igor Wikipédia Licence CC. L’Isle, Sourzac à gauche et Saint-Louis-en-Isle à droite.
Elle y est née le « vingt troisième jour de Thermidor » ce qui correspond au 11 aout 1805 et y est décédée le 13 janvier 1856 au lieu-dit « Les Nandilloux ».




Acte de naissance de Marie

                 Acte de décès








En fait, je ne sais pas grand-chose sur elle, sa famille si ce n’est qu’elle était la fille de Pierre Madilhac, menuisier et de Marguerite Faure, sans profession. Elle avait eu cinq sœurs et un frère.

  1. o jean Madilhac 1800-1812
  2. o Françoise Madilhac 1802
  3. o Marie Madilhac 1805-1856
  4. o Marguerite - Julie Madilhac 1808
  5. o Marie Madilhac ?1810-1849
  6. o Marie Madilhac 1816
  7. o jeanne Madilhac 1818

Elle a épousé Pierre Hortion, un colon le 2 février 1834. Elle n’a pas de profession

Et elle a trois filles et un garçon

  1. o Marie Hortion 1835-1892
  2. o Marie Hortion 1838
  3. o Marie Hortion 1840
  4. o jean Hortion 1844

Elle a passé sa vie dans cette petite commune de Saint-Louis en L’Isle, on peut imaginer des tas de choses mais on n’est sûr de rien si ce n’est que son nom se réfère à Saint-Louis, roi de France, et à l’Isle, rivière qui arrose le territoire communal.

En occitan, la commune porte le nom de Sent Lóis d'Eila.

Par Françoise VILLECHENOUX.

samedi 9 novembre 2019

HAUTEFORT Famille Le Roy

''La commune se trouve à l'est du département de la Dordogne et arrosée au nord sur environ six kilomètres par la Lourde, un affluent de l'Auvézère. La commune de Hautefort regroupe deux bourgs distincts : Saint-Agnan dans la vallée et Hautefort sur la colline dominée par le château. La commune est désormais rattachée administrativement au Pays du Périgord noir (secteur de Sarlat-la-Canéda) mais fait cependant partie de l'arrondissement de Périgueux. Situé à égale distance de Brive-la-Gaillarde et Périgueux, une quarantaine de kilomètres, le village de Hautefort suscite l'intérêt des touristes grâce à son château, à son musée de la Médecine et au charme de ses ruelles et bâtiments en vieilles pierres typiquement périgourdines.''



Ange Hyacinthe Maxence de Damas a commencé une carrière militaire d’abord auprès du Tsar Alexandre de Russie après être sorti premier au classement des élèves étrangers de l'école militaire des cadets de Saint-Pétersbourg. À la demande de Louis XVIII, avec l’agrément du Tsar Alexandre, Maxence de Damas commence une nouvelle carrière militaire en France.

Il est ministre de la Guerre en 1823, et conçoit « l'armée de métier » par la loi de 1824. En 1833, il se retire dans le château de sa femme, Charlotte Laure d'Hautefort, fille de Julie-Alix de Choiseul-Praslin.

Au château de Hautefort, il commence son ultime carrière dédiée aux œuvres sociales, gérant l'hospice de Hautefort, créant localement la première « sécurité sociale », et promouvant l'agriculture par l'instauration d'un prêt d'honneur, premier crédit rural, et en écrivant ses mémoires militaires et politiques.



En 1841, lors du recensement, on peut voir au château, le couple propriétaire avec leurs cinq enfants. Il y a aussi : un prêtre, un homme de lettres, un garde personnel et 17 domestiques dont trois couples avec enfants.

Il a vraisemblablement amené de Paris, avec lui son valet de chambre : Jean-Pierre Le Roy, natif d’Andrieu (Normandie) en 1808 et son épouse, Modeste-Louise Desbois qui occupe le poste de lingère.
Intéressons-nous à ce couple de domestiques qui va avoir deux enfants pendant leur séjour à Hautefort.

En 1836, le vingt-neuf novembre est né Gabriel Victor Eugène.

Puis en 1842 Théophile-Maxence Le Roy.



Source Archives de la Dordogne, 1836.

L’aîné sera appelé uniquement avec son dernier prénom Eugène. Ses parents l’ont placé en nourrice chez une paysanne des environs. Ses souvenirs d'enfance marqueront fortement son œuvre future, dans laquelle abondent les enfants abandonnés. De 1841 à 1847, Le Roy étudie à l'école rurale de Hautefort à une époque où la majorité des enfants demeurent analphabètes. En 1848, il séjourne à Périgueux, où il fréquente l'École des Frères. Il en retiendra surtout le souvenir de la plantation d'un arbre de la liberté pour célébrer l'avènement de la Deuxième République. En 1851, il refuse le séminaire, et devient commis épicier à Paris. En 1855, il s'engage dans le 4e régiment de chasseurs à cheval, et participe aux campagnes d'Algérie, puis d'Italie. Cassé de son grade de brigadier pour indiscipline, il démissionne au bout de cinq ans.

En 1860, reçu au concours des contributions directes, Eugène Le Roy devient alors aide-percepteur à Périgueux. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il s'engage, après la débâcle du Second Empire, dans les francs-tireurs pour combattre l'envahisseur prussien. Il répond à l'appel de Gambetta qui sera son modèle en politique. En 1871, une fois la défaite française définitive, il rejoint la perception de Montignac. Tombé très malade, il guérit seulement au bout d'un an.



Le 14 juin 1877, il épouse civilement sa compagne Marie Peyronnet, dont il a déjà un fils de trois ans, reconnu lors de sa naissance le 27 octobre 1874. Il consacrera alors la majeure partie de ses loisirs à l'écriture, utilisant les matériaux emmagasinés pendant toute son existence. Eugène Le Roy écrit dans les journaux locaux, Le Réveil de la Dordogne notamment, des articles républicains et anticléricaux. Il suit en cela l'orientation politique et philosophique de la franc-maçonnerie radicale de la fin du XIXe siècle qui orientera les gouvernements vers la Séparation des Églises et de l'État.

En 1890, « le Moulin du Frau » est la première œuvre romanesque d'Eugène Le Roy, une véritable leçon de radicalisme sous la Troisième République. Puis, Eugène Le Roy rédige un volumineux manuscrit de 1086 pages intitulé « Études critiques sur le christianisme », un pamphlet anticlérical sans concessions. En 1894, il entreprend la rédaction de Mademoiselle de la Ralphie qu'il achève en 1902. Il y narre la déchéance d’une fille de la noblesse dévorée par la passion pendant la Monarchie de Juillet. En 1899, il publie « Jacquou le croquant », qui raconte la révolte d’un petit paysan contre les injustices sociales de son temps, depuis la Restauration jusqu’à la fin du XIXe siècle.


En 1897-1898, il écrit « Les gens d'Auberoque » dont l'histoire se situe dans la bourgeoisie provinciale et affairiste sous le Second Empire et la troisième République. En 1901, il publie « La petite Nicette » et « Le grand Milou », puis en 1902 « L'Année rustique en Périgord ».




Eugène Le Roy prend sa retraite à Montignac. Il refuse en 1904 la Légion d'Honneur qui lui est proposée. Il rédige encore « Au pays des pierres ».

À sa mort en 1907 à Montignac, Eugène Le Roy est inhumé civilement. Il laisse un dernier ouvrage « le Parpaillot », qui paraîtra six ans après sa mort sous le titre de « L'Ennemi de la Mort ».

Par Jean-Louis FILET.

jeudi 7 novembre 2019

FRATTEAUX L’Embastillé

Château du FRATTEAUX à Neuvic, commune du Périgord Blanc, située à 30 kilomètres au sud-ouest de Périgueux. Outre le château situé au bord de la rivière de l’Isle compte aussi, un peu, à l’écart un repaire noble fortifié, fief des Grimoard depuis 1432, deviendra au XVIIIe siècle le berceau des Bertin. Fratteaux ou Fratteau ou Frateau.

Louis Mathieu de Bertin naît le 2 avril 1707 à Périgueux de Jean de Bertin, maître de Forges en Périgord, Conseiller au parlement de Bordeaux et de Lucrèce Marie de Saint Chamans. Il est le troisième d’une famille de 14 enfants vivants, mais surtout le premier enfant mâle.

La rumeur court que l’enfant mort chez la nourrice de Louis Mathieu est le petit marquis et non l’enfant de celle-ci. Elle va le suivre toute sa vie pour finir par l’anéantir. Le père, Jean de Bertin veut que son aîné soit de robe ; mais Louis Mathieu veut manier l’épée et « servir le Roy dans les armées. »
Le château de Frateau aujourd’hui. Photo genea24.

Il s’engage alors dans un régiment de cavalerie où il se comporte avec honneur et courage, sert comme cadet dans le « Régiment de Noailles » pendant deux ans, est nommé capitaine breveté dans le régiment de Saint Jal-Cavalerie où il reste plus de seize ans et après plusieurs campagnes, il est devenu Capitaine et Chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

Henri Léonard Bertin. Photo genea24.

Entre-temps, alors que Louis Mathieu n’a que seize ans, son père Jean de Bertin le destitue au profit de son frère Henri Léonard qui deviendra Ministre sous Louis XV et Louis XVI, car le père n’a de cesse de confirmer la rumeur de l’échange. Un enfant aussi vindicatif que Louis Mathieu ne peut être de sa lignée.

En 1747, usé par les combats, Louis Mathieu sort de l’armée avec pension et rentre en Dordogne. Son père lui lègue la Terre de Fratteau avec un marquisat pensant contenter cet aîné récalcitrant.

Mais cela ne suffit pas.


Des démêlés surgissent constamment entre le père et le fils. Des rencontres houleuses, des courriers, des huissiers. Arrêté sans motif important, notre nouveau marquis est interné au monastère de Cadillac. Il est jugé là, belliqueux, querelleur, d’un tempérament trop bouillant. Il s’évade et passe en Espagne où il écrit alors une quinzaine de lettres de récriminations. Là aussi, il est menacé. Notre marquis s’embarque alors pour l’Angleterre vers 1750. Il écrit toujours, se lie avec des personnages qui finalement le dénonceront à des envoyés de la police de Paris. Il est appréhendé, ramené en France et enfermé à la Bastille selon une lettre de cachet du 25 mars 1752.

Son père Jean de Bertin meurt deux ans plus tard laissant une grande fortune à ses autres enfants. Henri Léonard Jean Baptiste, le préféré, avocat au parlement de Bordeaux succède à son père, dès 1741, comme maître des requêtes et recueille une grosse moitié de la succession. Les deux autres frères entrent dans les ordres ; Charles Jean devient Evêque de Vannes, Louis Augustin comme archidiacre de Périgueux et abbé de Brantôme.

La Bastille en 1789. DR

Pendant ce temps, le marquis de Fratteau continue d’écrire des lettres dont on doute même qu’elles ne franchissent les portes de l’enceinte de La Bastille. Louis Mathieu de Bertin Marquis de Fratteau reste vingt-sept ans en prison jusqu’à sa mort le 2 mars 1779.

Il est enterré à Saint Paul ; l’extrait mortuaire sera couvert d’un papier blanc et cacheté.


Par Nicole SARREAU.

mercredi 6 novembre 2019

EYMET- Est-ce que BARBAROUS y est venu

Eymet est une bastide située dans le Périgord pourpre, à l'extrême sud-sud-ouest du département de la Dordogne Elle se situe à 22 kilomètres au sud-sud-ouest de Bergerac. Elle est limitrophe du département de Lot-et-Garonne. Le Dropt, un affluent de la Garonne la traverse d'est au sud-ouest.

Le Périgord a-t-il été le théâtre d’évènements au moment de la révolution ? Il y quelques temps, j’ai lu cet article concernant ce conventionnel dont nous avions parlé à l’occasion de son arrestation chaotique aux abords de la commune de Castillon la Bataille.

« Au témoignage de la tradition populaire, le conventionnel Barbarous fuyant le sort malheureux de ses amis voués à l'échafaud par le tribunal révolutionnaire, séjourna quelques temps à Eymet, dans une grotte dite de l'Escourrou, aujourd'hui comblée. C'était un souterrain spacieux ou s'était réfugié en 1790 le curé d'Eymet qui fut remplacé par un prêtre constitutionnel, et, en 1792 un des réfractaires à l'appel de conscription de la convention. Par un soir de novembre, pluvieux et sombre, on vit arriver, par le chemin d'Issigeac un homme de taille moyenne et mal vêtu ; sa figure pâle et son regard fiévreux trahissaient ses pensées amères. Il erra longtemps aux alentours de la ville et frappa bien tard chez une pauvre veuve de l'Escourrou qui lui donna l'hospitalité : c'était le girondin Barbarous. La veillée fut longue et la bonne vieille s'aperçut bientôt que cet étranger fuyait une menace. Elle le pressa de questions, l'assura qu'elle serait discrète. Barbarous se fit connaitre et conta le drame qui se déroulait à Paris. "Je fuis, lui dit-il, le couteau de Robespierre, car je ne souhaite mourir que lorsque l'arbre de la liberté aura fleuri sur la tombe de Marat ". La bonne veuve comprit tout et enseigna la grotte de l'Escourrou comme étant un refuge sûr. Elle y emménagea un lit de paille et de hardes et tous les jours, elle approvisionnait l'illustre fugitif. On le voyait quelques fois se promener de longues heures dans une chênaie avoisinante et ce bois sans oiseaux et sans fleurs allait à merveille avec la tristesse de son âme. Cependant, soit qu'il ne se sentit pas suffisamment en sécurité, que le désir de courir avec ses compagnons le rappela vers eux, Barbarous plein de haine contre la montagne triomphante, mais animé d'une noble fierté patriotique, retourna à Paris où il fut guillotiné en 1794 ».


Une erreur dans ce rapport : Barbarous n’a pas été décapité à Paris mais à Bordeaux le 25 juin 1794, place Dauphine à Bordeaux, à la fin de plusieurs mois de fuite qui depuis Paris à Saint-Emilion en passant par la Bretagne avec quelques autres Girondins en fuite. J’ai effectué quelques recherches pour savoir si, en effet Barbarous serait venu se cacher à Eymet. Cet avocat, natif de Marseille, se railla à la Révolution dès 1789, il fut membre de la garde nationale et l’un des fondateurs du club des jacobins de sa ville. Au début de l'année 1792, Barbarous s'installa à Paris où il se lia avec Roland et le cercle de Brissot. Demeurant toutefois un jacobin notoire, partisan de la déchéance du roi, il participa avec les fédérés marseillais dont il arma une partie à ses frais, à la journée du 10 août, se couvrit de gloire à Marseille qui l'élut aussitôt député à la Convention. Il s'opéra ensuite en lui un net revirement à droite. Barbaroux adhéra aux idées des girondins. Il vota la mort du roi, comme la plupart des girondins, mais aussi la mise en accusation de Marat.

Barbarous devint membre du Comité de salut public. Assigné à domicile après la chute de la Gironde, Barbarous fuit la capitale pour se retrouver à Caen. Là, il fut soupçonné d’avoir été un complice de Charlotte Corday. Condamné dès lors à Paris, Barbarous se rendit à Bordeaux en compagnie Guadet, Pétion, Buzot, Valady et Salles ; après un périple en Bretagne, arrivés le 23 septembre 1793, La ville, sous la domination des jacobins, ils préférèrent se réfugier à Saint-Emilion ou ils se cachèrent chez Mme Bouquey, la belle-sœur de Guadet, à partir du 19 octobre. En novembre, celle- ci apprit que son époux qui était fermement opposé à son action, s’apprêtait à dénoncer les fugitifs, elle trouva un refuge pour Barbarous, Buzot et Petiot chez un perruquier de Saint-Emilion ainsi ils restèrent cachés dans les carrières de la ville, notamment dans le puits de la famille Guadet jusqu’au 17 juin 1794, où ils furent arrêtés, Valady préféra partir vers Périgueux ou il fut pris un mois plus tard. Salles et Guadet se réfugièrent chez le père de ce dernier.


C’est là que l’on s’interroge !
Grotte de l’Escourrou avec le lavoir à l’entrée.

Comment et pourquoi Barbarous se serait trouvé à Eymet, à plus de cinquante kilomètres de Saint-Emilion en novembre juste au moment où il a failli être arrêté ? Ou serait-il parti et serait revenu après à Saint-Emilion ? Était-ce vraiment Barbarous ? Ou bien Valady quand il rejoignit Périgueux ? Telles sont mes interrogations. Mais aucune ne me semble véritablement sérieuse : je ne vois pas quelqu’un ne connaissant pas la région partir seul à l’aventure dans un endroit qui ne le mène à nulle part, sur aucun itinéraire logique et surtout revenir à son point de départ s’il voulait réellement s’enfuir ? Cela me semble d’une improvisation totale et complètement à l’opposé de ce qu’était de personnage de Barbarous. Serait-ce Valady ? Peut-être ! Mais celui-ci fut arrêté le 4 décembre 1793 dans la Double du coté de Montpon, ramené et fusillé à Périgueux le jour même. Difficile d’imaginer que cet homme puisse faire ainsi en se cachant à plus de cent kilomètres à pieds en quelques jours, surtout que l’écrit narre qu’il serait resté plusieurs jours à Eymet.. Le mystère reste entier

Par Bernadette FONDRIEST.

mardi 5 novembre 2019

DOUBLE-La- La forêt de Blaise Maisonnial scieur de long

''La Forêt de la Double est une région forestière qui s’étend au sud des départements de la Charente-Maritime et de la Dordogne, jusqu’au nord de la Gironde. Elle est délimitée par la rivière Isle au sud, et par la Dronne au nord. Elle fait partie du Périgord blanc à 60 kilomètres à l’ouest de Périgueux. Sylva Edobola, de son nom d’origine latine, pourrait se traduire par "la forêt mange borne" (EDO : Manger et BOLA : borne, limite).''
Le Parc des Doublorigènes : voyage onirique dans la mystérieuse forêt de la Double (24).

Bonjour !

Je ne suis pas né dans la forêt de la Double qui au sortir de la Révolution n’avait de forêt que le nom. Ce pays âpre et sauvage qui pourtant avait été une des plus belles forêts primitives de la Gaule mais que les hommes de tous temps s’étaient employés par une exploitation excessive et anarchique à la détruire. Lorsque je l’ai connue ce n’était plus que taillis, landes et marais, entrecoupés de rares bois maigres et de pauvres terres … Non, je suis né loin de là, dans un pays encore plus pauvre et miséreux. Il ne devait son nom, bien trompeur du plateau des Millevaches à aucun bovin mais seulement à cette eau qui suintait de partout et n’apportait aucune richesse à la terre. Le plateau de Miuvaccas en occitan : les mille sources ! Je suis né dans un hameau sur les hauteurs du village de Peyrelevade dans une miséreuse ferme que mes parents tenaient en métayage. Mon père s’escrimait à cultiver de maigres champs de blé et d’orge qui n’arrivaient pas à nous nourrir et élever trois ou quatre brebis à peine pour faire quelques fromages de leur lait et même pas assez de laine pour nous couvrir. L’hiver, à grand peine, il parvenait à faire un peu de bois de chauffage pour nous chauffer sans trop y parvenir. Dans sa jeunesse, il avait fait des campagnes de sciages qui rapportaient bien, malheureusement un terrible accident l’avait estropié et mis fin à ce travail rentable … Il s’était alors résolu à prendre une métairie mais son handicap ne lui permettait pas de travailler dur.


Sur le tard, à la quarantaine, il fit connaissance avec ma mère, un beau brin de fille de dix-huit ans sa cadette Il l’épousa bien vite et elle lui donna d’abord deux jolies petites filles Gabrielle puis Léonarde. Je vins au monde un an après et me donnèrent le prénom de Blaise ! J’étais un beau garçon ! La misère fut encore plus terrible. Malgré leurs efforts, Léonarde tomba malade et mourut à l’âge de quatre ans. Ma mère elle aussi, affaiblie, la suivit dans la tombe trois ans plus tard. Papa courageusement continua à m’élever seul. Gabrielle devenue une jeune fille de treize ans fut placée comme servante dans une grosse ferme des environs. Quelques mois après, Papa fit la connaissance de Jeanne, une femme sèche et peu aimable. Jeanne avait un fils d’une vingtaine d’années Léonard. Il ne tarda pas à tourner autour de Gabrielle quand elle venait nous voir le dimanche. Le 1er mars 1813, ils se marièrent le même jour que Papa et Jeanne à la mairie de Peyrelevade, en Corrèze. Tout le monde s’installa dans la ferme au Petit Billoux. Toujours aussi pauvre et la misère fut encore plus criante que jamais. Papa tomba malade : une pleurésie au mois de janvier suivant qui l’emporta à même pas soixante ans. Sitôt l’enterrement fait, on me plaça dans une grosse ferme de la commune comme pâtre : j’avais à peine onze ans. Ce fut, malgré la dureté du travail, les meilleures années que j’avais vécues, entouré de bons patrons, je ne manquais de rien. Ainsi trois ans passèrent, et je devins un robuste garçon. Le travail de berger n’étant plus adapté à mes capacités et ma force, mes patrons ne pouvant pas m’engager pour d’autres tâches, je me résolus à chercher un autre travail et c’est tout naturellement que je pris l’ancien métier de mon père : Scieur de long !






















Je fus engagé par un patron scieur à la foire de la Saint-Michel et après m’avoir acheté le chapeau réglementaire, je pris la route avec deux compagnons vers la Dordogne un beau jour de septembre 1817. Nous parcourûmes ainsi des kilomètres à pied. Nous installâmes notre chantier dans la forêt de Barrade, puis à nouveau traversâmes le Périgord pour d’autres chantiers dans celle de la Double. Nous campions dans des cabanes que nous nous construisions au plus près de notre travail et nous nous cuisions la soupe aussi sur place, ainsi l’hiver passa. À la fin de la saison, en Juin, mes compagnons revinrent à Peyrelevade revoir leurs familles. Moi, je restais en Périgord pour l’été, où je m’engageais pour les moissons et les vendanges. Je fis ceci pendant plusieurs années. Au retour mes compagnons me donnaient des nouvelles du pays. Ainsi j’ai su, en octobre 1822, que Gabrielle était morte en couches un mois plus tôt. Pendant ces tournées dans la forêt de la Double, je me liais d’amitié avec un ancien scieur originaire de Saint-Setiers un village proche de Peyrevade : Léonard Dutheuil, il avait connu mon père pendant les tournées.

Il avait arrêté les tournées et acheté une petite propriété à Saint-Martial-d’Artenset où il élevait six enfants avec sa femme. Il venait se faire quelques pièces durant la saison en aidant les équipes sur les chantiers. Il m’invita souvent chez lui le dimanche pour partager leur repas. Je trouvais Marie, sa fille ainée, bien à mon goût et ne tarda pas à lui faire la cour. Après quelques mois de fréquentation et de fiançailles, nous nous mariâmes le 19 février 1828 à Saint-Martial-d’Artenset. Je continuais pendant quelques années encore le sciage mais sans faire de longues tournées. Je n’aimais pas laisser Marie longtemps seule et entre temps elle m’avait fait six enfants : Pétronille, Jean, Pierre, Anne, Marie et Dominique. Malheureusement, Jean, Pierre et Anne moururent très jeunes. À la mort de mon beau père, je repris la propriété de Duellas et vécus des jours paisibles après cette vie dure et laborieuse. Blaise vieillit entouré de Marie et de ses enfants. Il mourut à l’âge de cinquante- sept ans le 26 octobre 1860, Marie, elle, lui survécut six ans. C’étaient mes quadri-aïeuls et ceux de Marie Claire Gratraud, ma cousine.

Par Bernadette FONDRIEST.

lundi 4 novembre 2019

Champagnac-de-Belair Chapelle Notre-Dame de Bon Secours

Champagnac-de-Belair est une commune du Périgord vert à proximité de Brantôme et à 15 kilomètres au sud de Nontron, la sous préfecture. Elle surplombe la vallée de la Dronne sur sa rive gauche.

La chapelle Notre-Dame de Bon Secours est située dans le bourg de Champagnac de Belair, entre la route qui mène à Villars et celle qui va à Quinsac. Son architecture du 18e siècle est simple. Sa façade comporte deux petites fenêtres et un ensemble de colonnes de chaque côté de l’entrée principale qui permettent l’éclairage. Elle est surmontée d’un petit clocheton entouré de deux croix. Sur le côté existe une petite porte. Une statue de la vierge surmonte l’entrée principale.



La chapelle abrite une statue du 17e siècle « Education de la Vierge par Sainte Anne » en bois taillé, ciré, d’une hauteur de 50 centimètres.

Cette statue a été classée à titre d’objet par les Monuments Historiques le 9 avril 1956.



Selon l’Abbé Brugière, la chapelle est bâtie en 1762 par l’archiprêtre Jean Bugeaud de Lavidalie et le seigneur du Château de La Borie-Saunier. Suite à une peste qui décima la population, les habitants des paroisses de l’archiprêtré : Champagnac, Condat, Cantillac, Saint-Front-la-Rivière, Saint-Pardoux-la-Rivière, Saint-Front-de-Champniers, Saint-Crépin-de-Richemont, Milhac-de-Nontron, La-Chapelle-Montmoreau, Saint-Pancrace, Villars, Vaunac, Eyvirat, Saint-Clément, La-Chapelle-Faucher, Lempzours, Saint-Martin-de-Fressengeas, Saint-Saud, Saint-Laurent-de-Gogabeau, Saint-Romain, Saint-Jean-de-Côle, Peyrouse, Boschaud, Bruzac et Miallet émettent le vœu de construire une chapelle. Un pèlerinage est instauré tous les 2 juillet de chaque année, jour de la Fête de la Visitation : les paroissiens portent en procession une statue de la Vierge dans le bourg et assistent ensuite à une messe dans la chapelle. Ce pèlerinage perdure jusque dans les années 1960. M. le curé de Saint-Sulpice dans son livre note une construction en 1752, « ainsi que l’atteste une inscription qu’on y lit encore, à la suite d’un vœu formé par les paroisses du canton au milieu d’une disette affreuse ».

Jean Bugeaud de Lavidalie est inhumé dans cette chapelle le 28 juillet 1789.

''« Le 28 juillet 1789 est décédé dans le présent bourg après avoir reçu les sacrements messire Jean Bugeaud de Lavidalie, ancien archiprêtre de la présente paroisse, âgé de soixante-treize ans. Son corps a été enterré dans le tombeau qu’il avait lui-même fait construire pour lui dans la chapelle Notre-Dame de Bon Secours où il a toujours déclaré vouloir être enterré et nommément dans celui du milieu. Présents messieurs les curés et autres prêtres soussignés Devillard curé de Saint-Laurent, Laplace curé de Saint-Pardoux, Forichon curé de Quinsac, Coulonge curé de Saint-Pancrace, Morinet curé de Jumilhac-de-Côle, Fonfroide vicaire de Villars ». Source Ad de la Dordogne. ''

Lorsque nous parcourons les registres paroissiaux, un autre archiprêtre est inhumé lui aussi dans cette chapelle, l’archiprêtre Claude Sorin. Jean Bugeaud de Lavidalie fit-il édifier la chapelle à la place de celle de Claude Sorin ou la fit-il restaurer ? Aucun document n’a été retrouvé. L’archiprêtre Claude Sorin est lui aussi à l’origine de l’édification de cette chapelle comme l’atteste son acte d’inhumation. Il arrive à Champagnac de Belair en janvier 1710 (le premier acte de baptême signé de sa main sur le registre paroissial est du 10 janvier 1710). Il remplace l’archiprêtre Anthoine Bouchier décédé le 10 septembre 1709 qui est inhumé dans l’église du côté de l’Evangile, entre le Grand Autel et l’Autel de Notre-Dame.


« Le 22 juin 1738 a été inhumé le corps de messire Claude Sorin ancien archiprêtre de Champagnac natif de la ville de Dieppe diocèse de Rouen, âgé de quatre-vingt-un ans, décédé le 21 du présent mois. Son inhumation a été faite dans la chapelle Notre-Dame de Bon Secours. Laquelle chapelle a été érigée par luy et à ses propres frais et dépens. En présence de messieurs les curés de Quinsac, de Condac, de Saint-Laurent, de Saint-Pancrasi et de messieurs les vicaires, savoir mr Dayard vicaire de la présente paroisse, mr Laduret de Saint-Pardoux-la-Rivière de mr Tamarelle vicaire de Villars et du R.p. vicaire de Saint-Front qui ont signé avec moi ». Source Ad de la Dordogne.


Claude Sorin est né le 31 Mai 1657 à Dieppe, paroisse Saint-Jacques (Seine-Maritime, Normandie). Il est le fils de Benoît et Magdeleine Pelé. Son frère Vincent né le 20 février 1655 à Dieppe-Saint-Rémi est aussi prêtre. Claude Sorin héberge Jean Nury, veuf, menuisier qui meurt chez l’archiprêtre le 17 janvier 1721 en lui léguant ses biens. L’archiprêtre en fait don à la chapelle.


« Le 17 janvier 1721 a été enterré dans l’église de Champagnac près du bénitier dans les tombeaux appartenant à l’église, Jean Nury âgé de quatre-vingt-dix ans demeurant dans le presbytère de l’archiprêtre ayant donné son bien qui l’a donné ce même jour à la chaspelle Notre-Dame de Bon-Secours. Le dit enterrement fait par Monsieur l’archiprêtre accompagné de son vicaire qui a signé avec lui ». Source Ad de la Dordogne.

Dans les registres paroissiaux, il est fait mention pour la première fois d’une personne inhumée dans le cimetière de la chapelle en 1742.


Le 9 janvier 1742 a été enterrée dans notre nouveau cimetière Françoise Nury âgée de 24 ans ou environ décédée au village de La Besse après avoir reçu les sacrements.

Avant le décès de Claude Sorin, le cimetière de la chapelle n’est jamais mentionné. Il semble que pendant une certaine période après 1742 les inhumations ont eu lieu tantôt autour de l’église tantôt autour de la chapelle. Je n’ai pas retrouvé de date précise pour l’abandon du cimetière autour de l’église, celui de la chapelle existera jusqu’à la fin du 19e siècle (1888) où il sera translaté pour raison d’hygiène


''Le cimetière de la chapelle est devenu le square René Bouffanais qui joint l’école primaire. La petite chapelle est un peu oubliée. Elle a un peu revécu le temps de votre lecture !''





Par Marie-Paule BERTRAND BLANCHARD.

samedi 2 novembre 2019

Beauregard-de-Terrasson Ma famille Lavaysse

Beauregard-de-Terrasson est en limites du Périgord central et du Périgord noir, à l'est du département de la Dordogne, la commune de Beauregard-de-Terrasson est arrosée à l'est par l'Elle, un affluent de la Vézère. Le nom de la commune est la francisation de l'occitan bèl regart, correspondant à un lieu bien exposé, disposant d'une belle vue. La seconde partie du nom s'explique par la proximité de la ville de Terrasson.

Mon arrière-grand-père et moi, c’est « une grande histoire », mais c’est l’histoire de sa seconde épouse qui nous intéresse ici.

Mon arrière-arrière-grand-mère Amélie JOUBERT est décédée à 33 ans le 21 janvier 1888 de la tuberculose et ma grand-mère Jeanne n’avait que 3 ans. Nous ne savons pas ce que Jeanne est devenue au décès de sa maman, mais elle racontait à notre père que sa mère était décédée quand elle était petite, que son père ne l’avait pas reconnu mais c’était toujours occupé d’elle, elle l’appelait «oncle Robert».

Nous savons que Gustave a du la recueillir et s’est occupé d’elle au moins jusqu’à son mariage dont il sera d’ailleurs le témoin. Sur l’acte de mariage de mes grands-parents, le 2 octobre 1906 Jeanne vivait 22 rue Fabert à PARIS, chez Gustave et sa seconde épouse Joséphine LAVAYSSE dont la famille est originaire de BEAUREGARD-de-TERRASSON.

GUSTAVE

Gustave, né en 1850 dans la Sarthe à Mézeray, il épouse Marie Méquin en 1850, il n’aura pas d’enfant de cette union, mais de sa relation avec Amélie Joubert naitra notre grand-mère, Jeanne Joubert, en 1885. Amélie décède en 1888, puis Marie Méquin décède à son tour en 1898. Gustave se remarie en 1900 avec Joséphine Lavaysse. C’est à partir de ce moment que Joséphine va entrer dans notre famille. Il semble qu’elle accueille très bien notre Jeanne. L'oncle un neveu et la mère de Joséphine habite le même quartier de Paris, on rencontre leur nom sur les différents actes d’état civil qui jalonnent nos recherches. A travers des correspondances, on s’aperçoit que les liens sont forts : jeanne s’occupe du « petit Jean Lavaysse ». Des échanges de cartes postales nous parlent des cousins de la Sarthe.

Voici la photo de mariage de mes grands-parents, le 20 octobre 1906 à PARIS.


1. Jean TEYSSEDRE.

2. Madeleine TEYSSEDRE.

3. Marie Anne TEYSSEDRE née MONVILLE (ma grand-tante décédée à 99ans).

4. Louis MONVILLE mon grand-père.

5. Jeanne JOUBERT ma grand-mère.

6. Emmanuel ROBERT mon arrière-grand-père.

7. Marie-Joséphine LAVAYSSE.

8. Félicie LAVAYSSE née LOISEAU.

9. Jean LAVAYSSE fils de Jean LAVAYSSE et de Félicie.

10. Gabrielle HOQUIGNY est une petite-cousine de Marie-Joséphine LAVAYSSE.

11. François DESSERRE époux de Gabrielle HOQUIGNY (témoin du mariage).

12. Inconnue

La photo de mariage de Jeanne avec notre grand père a été l’objet de recherches poussées, nous avons retrouvé presque tous les personnages de cette photo et une partie de leur descendant. Notre enquête nous a amené à BEAUREGARD DE TERRASSON d’où est originaire Joséphine

Louis MONVILLE demeurait 160 rue de Grenelle PARIS 7éme, chez sa sœur Anne Marie qui était concierge de l’immeuble. Jeanne JOUBERT, Gustave ROBERT et Joséphine LAVAYSSE demeurait 22 rue Fabert PARIS 7eme Gustave était Gardien au musée de l’artillerie en 1898, puis costumier aux invalides. Eugène DESSERRE (employé des postes) demeurait 28 rue Fabert PARIS 7éme Elie TEYSSEDRE demeurait 160 rue de grenelle Tout ce petit monde était voisin et se fréquentait régulièrement.

JOSÉPHINE

Le plus lointain ancêtre que je lui ai retrouvé est :


Jean LAVAYSSE dit Boune est décédé le 18 aout 1778 à BEAUREGARD-de-TERRASSON. Un fils : Jean LAVAYSSE dit Boune est né vers 1748, cultivateur à « Laboissière » Il a épousé Valérie VAYSSE vers 1780 et il est décédé le 26 juillet 1828 à BEAUREGARD-de-TERRASSON.

Trois enfants sont nés de cette union. Gérôme (1781-1864), Pierre (1786- ?) et Jeanne (1789- ?)

Gérôme, né le 16 décembre 1781. Il a épousé Jeanne ROLLAND le 17 mai 1815, il est décédé le 21 novembre 1864 à VILLEDIEU DE TERRASSON. Ils auront 10 enfants, six garçons et quatre filles.

1-Jean (28 septembre 1816- ?) pas trouvé trace de son décès.
2- Valérie (17 février 1819-13 juillet 1877) épousera Jean JAYLE, qui est cultivateur à Terrasson en 1861. Valérie a déjà 42 ans. Je pense qu’ils n’ont pas eu d’enfants.
3- Bernard (1er aout 1821- ? ) pas trouvé trace de son décès.
4- Jeanne (24 avril 1824- 31 aout 1906) épousera Alphonse BILLARD (ouvrier en piano) à PARIS le 28 décembre 1850. Ils auront 4 enfants (dont Marie Augustine BILLARD épouse HOQUIGNY et mère de Gabrielle n°10 sur la photo).
5- Catherine, (18 avril 1828-22 décembre 1894) mère célibataire, était cuisinière.
''Je pense qu’elle a rejoint son frère Bernard qui habitait à Paris, peut être pour cacher sa grossesse, et le 16 septembre 1856 notre Joséphine (n°7 sur la photo) voit le jour dans le 4éme arrondissement de Paris Elle épousera mon arrière grand-père le 22 décembre 1900. Elle 44 ans, lui 50 ans, c’est son second mariage.''
6-Jean Roland (29 octobre 1829 – 8 novembre 1829) décédé à l’âge de 10 jours.
7-Bernard (13 avril1833 - 24 juin 1904) célibataire, était marchand de vin à Paris en 1886, d’après l’annuaire des fabricants de Paris. Il est décédé à son domicile, 28 rue Fabert dans le 7éme arrondissement. Mon arrière-grand-père Gustave ROBERT a été témoin à la déclaration du décès avec Jean LAVAYSSE (neveu de Bernard).
8-Jeanne (12 juin 1835- ?) épousera Jean SERRU en 1865 à TERRASSON LA VILLEDIEU.
9-Jean (15 mai 1837-7 juin 1875) cultivateur épousera Jeanne LASSERRE en 1868, ils auront 2 enfants.


















Jean Léon, né le 25 juin 1871, Commissaire de police, chevalier de la Légion d’honneur (époux de Félicie LOISEAU et père de Jean LAVAYSSE, n° 8 et 9 sur la photo)
Céline, née le 24 décembre 1888 à CONDAT-SUR-VEZERE.

10-Pierre (3 mars 1839- ?).

Sur dix enfants deux sont montés à Paris ainsi qu’un neveu 1 : Bernard, marchand de vin, habitait 28 rue Fabert, près de sa nièce Joséphine.

2 : Catherine mère de Joséphine.

3 : Jean Léon.

Les frères, sœurs et neveu vivant à Paris se fréquentaient. Témoins lors de décès ou de mariages, je retrouve leur nom sur plusieurs actes. Et tout ce petit monde ne vivait pas loin les uns des autres

Descendance trouvée : -Chez Jean LAVAYSSE (n°9) qui a épousé Marguerite Augustine GIRARD : 1 fille Marguerite (pas de trace) -Chez Gabrielle HOQUIGNY épouse DESSERRE : 1 fille Renée Marie Eugénie décédée en 1988, célibataire.


Je n’ai pas trouvé de lien direct dans mes branches généalogiques avec la famille LAVAYSSE de BEAUREGARD-de-TERRASSON.

Par Nicole et Catherine Monville.

vendredi 1 novembre 2019

AZERAT Marguerite CHABANNE

AZERAT, petite commune du Périgord noir, à l’est du département de la Dordogne. La préfecture : Périgueux est à 45 kilomètres. Sarlat, la sous-préfecture, se situe à 40 kilomètres et Thenon à 5 kilomètres.

Bonjour Je m’appelle Marguerite CHABANNE, mais dans la famille, on m’appelle Margoton, je suis née le 14 septembre 1766 dans la commune de Bars, au Four de Marty, dans la maison toute neuve que mes parents avaient fait construire dans ce hameau au milieu des bois, juste après leur mariage. Mon père Antoine, lui, est né à Masranche, la propriété de ses grands-parents maternels, les Lafaysse, ses grands-parents paternels sont des marchands de Thenon la ville voisine de Bars. Ma maman Françoise AUBARBIER est née également à Bars et vit au bourg. Sa famille comme celle de mon papa sont des propriétaires. Papa a eu un garçon avec une autre dame, juste avant qu’il ne se marie avec maman, une servante de chez ses parents ; ainsi mon grand frère Jean est né juste un mois et demi avant le mariage de mes parents. Sa mère est partie en le laissant à mes grands-parents qui l’ont élevé. Hélas, il est mort jeune à vingt-quatre ans. Ainsi neuf autres enfants l’ont suivi. Je suis la sixième de la fratrie et quatre autres viendront ensuite.




Le jour de ma naissance, mes parents me font baptiser par l’abbé Reynaud en l’église Saint-Pierre du village de Bars, mon parrain est mon oncle Louis, le plus jeune frère de mon papa, lui est parti en se mariant, six mois après ma naissance à Sergeac. Ma marraine : Marguerite Aubarbier, est une cousine à ma maman.






Mon enfance se déroule dans la campagne de Bars, belle et boisée, entourée de ma nombreuse famille …. Très jeune, à même pas quinze ans, mes parents me trouvèrent un époux : Guillaume Cheynaud, sieur de la Morie. Il est de la paroisse voisine d’Azerat, c’est un fils de bonne famille, propriétaire, mais il avait quand même trente-trois ans … nous nous marions très vite en l’église de Bars par un matin d’hiver, le 7 février 1782 entourés de nos deux familles. Cela a été un très beau mariage ! Je me suis installée de suite dans la maison familiale des Chaynaud de la Morie dans le bourg d’Azerat avec mon époux dans cette grande maison laissée par ses parents décédés, ma belle-mère est morte juste un an avant notre mariage, je ne l’ai pas connue, peut- être même que mon époux était pressé de trouver femme pour tenir cette maison désormais sans maitresse ; et mon père a vu l’opportunité de caser une de ses filles honorablement.


Deux ans plus tard, nous avons accueilli Marguerite le 3 avril 1784 dans notre foyer, une bien jolie petite fille qui a fait notre bonheur. Elle a eu vite d’autres petits frères et petites sœurs : Gabriel, Elie, Françoise, Jean, une seconde Marguerite, un autre Jean et François le 30 brumaire an XI l’ont rejointe. Mon petit François que je n’ai malheureusement pas vu grandir car il avait à peine huit mois quand j’ai poussé mon dernier souffle le 14 thermidor an XI à une heure du soir dans ma maison du bourg d’Azerat à l’âge de trente-six ans.

Une vie de jeune bourgeoise du Périgord noir.

Par Bernadette FONDRIEST.

jeudi 31 octobre 2019

Challenge AZ 2019.

Le point pour ce nouveau challenge.

samedi 12 octobre 2019

Challenge AZ 2019, Un lieu en Dordogne et un personnage.

Un lieu en Dordogne et un personnage.

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