QUINSAC Une longue lignée de meuniers

En Périgord vert, Quinsac est implanté dans la vallée de la Dronne, rive gauche. Le bourg est situé au nord-nord-est de Brantôme à 8 kilomètres et 12 kilomètres au sud-sud-est de Nontron.



Venus de Nanthiat, deux frères Chadoin se marient à Quinsac en 1736. Le 17 janvier pour Antoine avec Aubine Jolivet qui est née à Quinsac le 11 juillet 1715 et le17 avril pour Jean (mon sosa 496) avec Valérie Mazeaud née le 9 août 1716 à Quinsac.

Leur patronyme n‘est pas connu du prêtre qui note « Chadeuil » pour Antoine et « Chadoir » pour Jean. A Nanthiat, c’était « Chadoyx ». Mais au fil des ans à Quinsac, se fixera l’orthographe Chadoin. Si Antoine revient de Nanthiat à Quinsac vers 1741 et s’installe au lieu-dit Lascaud, loin de la rivière, probablement paysan, son frère Jean vit avec Valérie au lieu-dit Laumède, au bord de la Dronne. Feu son beau-père, Guilhen Mazeaud était de son vivant, marchand à Laumède.

Jean Chadoin I et Valérie Mazeaud auront 13 enfants, tous nés à Laumède, dont 9 parviendront à l’âge adulte. Jean meurt le 21 septembre 1759. Parmi les 9 enfants survivants, 3 garçons : Jean, Hélie et Pierre, tous meuniers de père en fils.

Jean II fils du précédent, naît à Laumède le 27 mars 1740, et se marie avec Catherine Laroulandie à Quinsac le 20 février 1757. Il sera meunier à Laumède et au Grand Moulin de Quinsac toute sa vie. Il meurt à Laumède le 7 juin 1805. En 1789, il cède pour 5 ans le bail de Laumède à Guillaume et Antoine Mariaud, « un moulin noir ... composé d’une meule tournante à faire farine ».


Cependant, le père et le fils reprendront l’exploitation du moulin de Laumède.
Jean II et Catherine auront 7 enfants, dont 2 fils : l’aîné restera au moulin, le cadet sera charpentier à Saint-Pancrace. Quatre générations de « Jean Chadoin » seront ainsi meuniers à Laumède et au Grand Moulin jusqu’à la fin de la meunerie traditionnelle : - Jean III, né en 1764, marié avec Jeanne Dubut à Villars le 23 novembre 1784, meurt en 1811 meunier à Laumède, - Jean né en 1787, marié en 1809 avec Catherine Marchapt, puis veuf il se remarie en 1842 avec Marie Chadoin (ils sont cousins issus de germains) et enfin avec Jeanne Terminarias en 1859. Il meurt en 1867, il est devenu aubergiste, toujours à Laumède. En 1841, au mariage de son fils aîné, il est meunier propriétaire. - enfin, deux Jean fils du précédent seront meuniers, l’un (1815-1891) au Grand Moulin, l’autre (1819-1902) à Laumède.

Aujourd’hui, le moulin de Laumède est toujours debout, c’est une propriété privée mais il est inoccupé. On voit encore dépasser l’énorme axe de la roue au-dessus du bief.



Quant aux 2 autres fils de Jean I, ils seront aussi meuniers mais plus à Quinsac. Hélie reste à Laumède jusqu’en 1781, mais on le retrouve en 1783 pas très loin, au moulin du Sablon sur la commune de Saint-Front-la-Rivière où il mourra en 1805. Son frère aîné et son neveu devaient suffire au fonctionnement de Laumède qui ne pouvait peut-être pas nourrir deux familles ?

Pierre, mon sosa 248, s’installe non loin lui aussi, au moulin de Racaud sur la commune de Champagnac-de-Belair, au lendemain de son mariage en 1778. Quatre de ses fils lui succèderont à Racaud jusqu’en 1860 où le moulin sera vendu. Mais on trouve la descendance de Pierre dans beaucoup d’autres moulins de Brantôme à Milhac de Nontron jusqu’à l’extinction de la meunerie traditionnelle à la fin du XIXe siècle.


Par Françoise PERSOHN MASGONTY.

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