Reignac la maison forte a Tursac

A Tursac, il est un château emmuré dans la roche calcaire creusée par la rivière et façonnée par les hommes au fil du temps. Ce lieu est l’hôte de nos ancêtres depuis plus de 20 000 ans… Ce château, insolite et mystérieux, visible depuis la route départementale, est situé sur la rive gauche de la Vézère, dans le Périgord noir. Il est le dernier château-falaise intact en France. Il a été inscrit aux Monuments Historiques le 16 octobre 1964.

Il est implanté à flanc de falaise depuis plus de 700 ans et date du 14ème siècle, plus précisément sa façade. L’ouverture des fenêtres remonte à 1508. Habitée jusqu’au milieu du 19ème siècle, cette maison a été par la suite laissée à l’abandon, puis gardée pendant 50 ans et enfin reprise, rénovée et ouverte au public en 2006.

Beaucoup plus grande à l’intérieur que l’on pourrait le croire, elle réserve des surprises : depuis ses pièces meublées d’époque jusqu’à l’angoissant musée de la torture, interdit aux mineurs, ainsi qu’ un musée se rapportant à la préhistoire, installé dans une salle troglodytique.



Cette maison cache un vaste dédale de pièces, bien organisées : Grande Salle d’Honneur, la Chambre des Grands Hommes, la Chambre de la Comtesse, la terrasse avec des abri-sous-roche, le cachot... Elle contient aussi beaucoup d’animaux empaillés, taxidermie effrayante, qui sont certainement des souvenirs de chasse et un placard-fort où bien des secrets ont dû être dissimulés…

Sur le site, on peut lire : « La Maison Forte de Reignac n’est pas seulement un puissant repaire accroché à flanc de falaise, mais le centre d’un domaine où le Seigneur des lieux vit entouré de sa famille et de ses gens de maison. Il exerce son pouvoir et juge sur ses terres, les délits mineurs. Le droit de haute et basse justice était exercé par le Seigneur de la cité troglodytique de La Roque Saint-Christophe. Jaquemet de Reignac en sera le Seigneur le plus cruel : homme déviant, assoiffé de sang, de sexe, abusait de son pouvoir sur tous … c’était un monstre … Les fortifications sont suffisantes pour résister aux bandes de brigands, pillards, preneurs d’otages, écorcheurs, mais ne saurait tenir tête longtemps à une véritable armée, bien que l’attaque ne puisse être frontale. De plus, sa situation si particulière en hauteur et abritée sous falaise, lui assure avec ses douze bouches à feu, sa bretèche et ses assommoirs, une puissance de tir redoutable. Les grottes supérieures à 40 mètres de haut, constituaient un refuge jamais attaqué … Au début du 16ème siècle, les premières armes à feu ont fait leur apparition, sans toutefois remplacer l’arc, l’arbalète et les pierres de jet qui sont toujours très utilisés. L’arquebuse, le mousquet et l’escopette ont fait progressivement leur apparition. En cas d’attaque, chaque homme, femme et enfant connaît le poste qui lui est attribué et muni de son arme, il défend sa position. Des centaines de siècles auparavant, des hommes appelés « Cro-Magnons », s’étaient établis sous ces abris en y laissant de nombreuses traces. »

Reignac en l'an 1000


Reignac a acquis la réputation d’un lieu hanté … et que l’on y croit ou non, ce château surprend, attire et interpelle : c’est sûr, cette demeure a une âme et ne laisse personne indifférent !

Reignac aujourd'hui.



Par Maryse GRENIER. photos de Sébastien Chaminade

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