Wlgrin

Wlgrin de Taillefer Henri-François-Athanase. Militaire – Homme de lettres- Historien - Archéologue.



« Au château de Barière, le vint trois avril mil sept cent soixante un est né messire Henri-François-Athanase de Taillefer fils naturel et légitime de haut et puissant seigneur messire Jaque de Taillefer, marquis de Taillefer et de dame Suzanne Thérèse d’Arlot, marquise de Taillefer et a été baptisé le même jour. Ont été parrains messire Henri-François-Athanase de Taillefer, prieur de Nervis et chanoine de la chatédrale de St Front et a tenu a sa place messire Louis-Martin de Salignac, maraine Marie-Thérèse Daufort dame contesse d’Arlot de la Roque Frugie, ont été présents les sous signés. »

Source : A.D. de Dordogne – Collection communale – Page 121

Étymologie. Selon la légende, lors d’un combat Guillaume 1er, petit-fils de Vulgrin 1er, fut surnommé Taillefer après avoir pourfendu un chef normand « corps et cuirasse ». Ce surnom deviendra un nom héréditaire. Il fera rajouter à son nom Wlgrin, en hommage à son ancêtre Wlgrin, Vulgrin 1er, qui est placé en 866 à la tête des comtés d'Angoumois, de Périgord et de la Marche par Charles le Chauve.

Au cours de ses études à Périgueux, il se passionne pour l’architecture et l’archéologie. Il commence à collectionner des médailles, bronzes gaulois, pierres sculptées gallo-romaines… Il les entrepose au château de Barrière à Villamblard, dans son cabinet de curiosités. Il débute ensuite la rédaction d’un catalogue de ses acquisitions numismatiques et archéologiques. Le château Barrière, aujourd'hui.

Cependant son père lui rappelle la tradition familiale et il part accomplir son devoir de chevalier. En 1790, il fuit en Allemagne. Il est considéré comme émigré, ses biens sont confisqués et vendus au profit de la nation. A l’avènement de Napoléon, il revient en France et loue avec sa femme une maison à Périgueux. En 1801, il est rayé de la liste des émigrés et rentre en possession de ses biens non aliénés. Il retourne sur les lieux qu’il avait parcourus pour ces recherches et ne peut que constater que certains édifices ont été détruits, des antiquités volées. Dès lors, il conçoit le projet d’un manuscrit dans lequel il décrit et énumère les antiquités, les monuments gaulois puis romains et ceux du moyen-âge et du christianisme avec une très grande précision. Au décès de son père en 1805, il se résout à vendre le château de Barrière. Il poursuit avec zèle son engagement pour la sauvegarde des vestiges gallo-romains de Périgueux et achète les terrains adjacents à la tour de Vésone, à la fois pour en protéger l’environnement mais aussi dans l’espoir de pouvoir y faire construire un musée. Toute sa vie, il ne cesse d’acquérir, de rechercher des débris d’inscriptions, instruments gaulois, cippes, armes, vases, statues, monnaies… Le 9 juin 1804 est publié « Architecture soumise au principe de la nature et des arts ou essai sur les moyens qui peuvent rapprocher les trois architectures d’une unité théorique et pratique » accompagné de 6 planches gravées au prix de 10 francs et 15 francs sur papier vélin.

En 1821 parait « Antiquités de Vésone, cité gauloise remplacée par la ville actuelle de Périgueux, ou description des monuments religieux, civils et militaires de cette antique citée et de son territoire, précédée d’un essai sur les gaulois ».

Avec son ami Joseph de Mourcin (helléniste et archéologue), ils envisagent les fondements du futur musée d’antiquité qui ne verra le jour qu’en 1835.

« Du trois février mil huit cent trente trois à midi. Acte de décès de M Henri-François-Athanase Comte Wlgrin de Taillefer, âgé de soixante onze ans demeurant à Périgueux, maréchal de camp et armée du roi, chevalier de St Louis, époux en troisièmes noces de dame Elisabeth Geneviève Brétel. Fils du défunt messire Henri Jacques marquis de Taillefer et de dame Suzanne Thérèse d’Arlot de la Roque de Frugi. Né à Villamblard (Dordogne) ledit messire comte Wlgrin de Taillefer, décédé rue de la nation, hier à quatre heure trois quarts du soir. Sur la déclaration faite par Joseph de Mourcin, âgé de quarante huit ans, conseiller de préfecture, membre de plusieurs sociétés savantes françaises et étrangères et »
Source : A.D.de Dordogne – 5 E 317/8 n°23 page 11

Faits militaires :

Le 10 août 1777, il entre comme sous-lieutenant dans le régiment de Royal-Pologne. Le 12 juillet 1781, il est nommé capitaine du régiment de Royal-Cravates Cavalerie. En 1791, le prince de Condé en fait son aide de camp à Worms. Chevalier des ordres du roi, la Révolution le force à s’exiler : il part se réfugier en Allemagne, où il effectue toutes les campagnes de l’émigration. En 1795, il commande une campagne du corps de cavalier de la couronne et est promu au grade de colonel de cavalerie le 6 janvier 1798. Le 2 janvier 1817, il est nommé maréchal de camp.

Unions :

Le 31 décembre 1800 avec Marie-Hyppolite BULTE  le 20 mars 1812 à Périgueux Le 21 février 1814 avec Charlotte Pauline Henriette de LOSTANGES  le 16 février 1815 à Périgueux en mettant au monde leur fille Le 18 janvier 1822 avec Julie Elisabeth Geneviève BRÉTEL

''Sources : Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume T14 Journal des débats politiques et littéraires du 28 juin 1827 Bulletin de la société royale d’agriculture, des sciences et des arts de Limoges de 1828 Journal des Arts, des sciences et de la Littérature n° 522''

Par Katy DELARUE FRUCHOU.

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