Mot-clé - BANDIAT

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 2 novembre 2022

BANDIAT

Le long de ses 90 kilomètres de cours, le Bandiat arrose trois départements : la Haute-Vienne, la Dordogne et la Charente.

On trouve déjà son nom sous des formes anciennes dès le XIIIème siècle : « ripperia de Bandeato » en 1294 et « fluvium de Bandeato » en 1303. Il prend sa source en Haute-Vienne, dans les monts de Châlus. Il est formé un peu en aval de Pensol, par la réunion de deux ruisseaux qui prennent naissance dans la commune de La Chapelle-Montbrandeix.

Après les étangs de l'Épinassie et de Ballerand, il entre, par les bois de Mafraulet, dans l'arrondissement de Nontron.

Son cours, dirigé vers le sud-ouest, est sinueux et encaissé dans les communes d'Augignac et d'Abjat-sur-Bandiat, de Nontron et de Savignac. Au niveau de Nontron le Bandiat se détourne brusquement vers l'ouest. Après Saint-Martial-de-Valette, il quitte le socle cristallin pour s’enfoncer dans des terrains calcaires et secs. Il longe le bourg de Javerlhac puis entre en Charente après la commune de Varaignes.


Jusqu’à Nontron, de nombreux petits cours d’eau viennent le grossir. En aval, il n’a plus d’affluents sur sa gauche, mais est rejoint sur sa droite par quelques ruisseaux dont les plus développés sont la Doue (après avoir traversé le Grand étang de Saint-Estèphe), le ruisseau de Teyjat ou le ruisseau des forêts. Lorsqu'il arrive dans le terrain Jurassique moyen, à partir de Marthon, il s’enfonce dans une infinité d'entonnoirs et de gouffres, comme celui situé au pied du village de Chez Roby sur la commune de Bunzac, avant de se perdre définitivement dans les gouffres de la Caillère, pour rejoindre la Tardoire. Malgré certaines inondations qui furent parfois dangereuses (celle de mars 1783 pénétra jusque dans l'église de Javerlhac), le Bandiat a été dans le passé l’un des cours d'eau les plus utiles du Périgord septentrional. Il activait d'innombrables moulins, des tanneries à Nontron, et surtout d'importantes forges comme celles de Ballerand, d'Augignac, de Javerlhac et de Feuillade, qui traitaient sur place le minerai de fer abondant. Le Bandiat est un cours d’eau de première catégorie, très poissonneux. Il offre superbes secteurs de chaos granitiques où les truites s'épanouissent. Des nombreux étangs sont établis sur ses affluents. De nombreux moulins parsèment son cours, créant des retenues d’eau et des barrages, permettant aux gardons, ablettes, carpes ou aux poissons carnassiers de se développer.

Le Bandiat arrose vingt-deux communes, soit d'amont vers l'aval : en Haute-Vienne : La Chapelle-Montbrandeix (source), Marval, Pensol, 2ème passage sur Marval (étang de Ballerand) ; en Dordogne : Abjat-sur-Bandiat, Augignac, Savignac-de-Nontron, Nontron, Saint-Martial-de-Valette, Saint-Martin-le-Pin, Lussas-et-Nontronneau, Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert, Varaignes ; en Charente : Souffrignac, Feuillade, Marthon, Saint-Germain-de-Montbron, Chazelles, Pranzac, Bunzac, Saint-Projet-Saint-Constant, Rivières et Agris (confluence).

Par Christophe CHAMOULAUD.

''Sources :
-	Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente - 1er janvier 1932
-	La Voix socialiste, Géraud Lavergne - 6 novembre 1937
-	Wikipedia
-	France Bleu

''