PUYRINIER Joseph Arnaud

Mon arrière-grand père de Ribérac.
Il est né à Saint-Sulpice-de-Roumagnac en Dordogne, le 8 juillet 1832.

Il est le fils de Jean Baptiste Puyrinier ou Puyrenier, l’orthographe du nom n’est pas encore bien fixée et subira encore quelques variantes. La profession de ce dernier à la naissance de Joseph Arnaud est Artiste Vétérinaire, il semblerait que de père en fils, les Puyrinier aient été Artistes vétérinaires et Maréchaux Vétérinaires à saint-Sulpice-de-Roumagnac. Le grand-père prénommé Jean avait fait l’objet d’un article dans les annales de l’agriculture en 1818 pour ses compétences dans les soins aux animaux. Joseph Arnaud est le sixième enfant de la famille qui en comportera 7, il ne sera donc pas l’héritier de cette tradition qui reviendra à son frère ainé Jean Augustin, le dernier à la pratiquer. La loi ayant modifié entre temps la pratique et les études vétérinaires et de ce fait il ne sera plus possible d’exercer le métier en tant que Maréchal-ferrant vétérinaire. Le dernier des Puyrinier, ayant eu une profession liée au cheval sera Hongreur. Arnaud a vécu longtemps à Saint-Sulpice-de-Roumagnac avant que la famille ne vienne s’établir à Ribérac.

Portrait physique : cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front bas, nez bien fait, bouche petite, menton rond, visage rond. Taille : 1,59 m


Si j’ai choisi de parler de mon arrière-grand-père, c’est qu’il est le fruit d’une union peu commune.
Sa mère, Marie Justine de Lavergne appartenait à une famille de petite noblesse du Périgord, elle vivait au Château de Lavergne à Petit Bersac, fille de Pierre-Louis de Lavergne, Chevalier de Saint-Louis et capitaine au Régiment du Vermandois et de Marie Pauline de Touros, comtesse d’Heinz et chanoinesse de Walbourgis en Westphalie, elle avait résidé en Prusse un certain temps avec son père, passé au service du Roi de Prusse en 1768 ! Celui-ci sera général major et brigadier-chef des ingénieurs militaires, il restera en Prusse jusqu’à sa mort à Luckenwald, mais ceci est une autre histoire !

Selon un récit familial, Jean Puyrinier, le père d’Arnaud s’occupait des chevaux du domaine et serait tombé amoureux de la demoiselle qui aurait répondu à ses sentiments. Le mariage eut donc lieu malgré les réticences paternelles, mais la famille de Lavergne était sortie très appauvrie de la révolution et n’avait plus les moyens de paraître, Pierre-Louis de Lavergne avait de nombreuses filles à marier et peu de partis à proximité donc il donna son consentement ! Et après tout, le père du marié était aussi adjoint au Maire de Saint-Sulpice et avait reçu une certaine instruction ce qui en faisait un notable dans son village ! Par ce mariage Joseph Arnaud comptera aussi parmi ses ancêtres, Magdelon Charles-François de Touros, directeur des fortifications de Guyenne et Pyrénées, la famille Orfaure, les familles de Vétat et Poulard de Périgueux et Petit Bersac, enfin sa grande tante Victoire dite « l’américaine » dont une rue de Bordeaux porte le nom et qui fût l’épouse du faïencier Ferdinand Hustin. Justine semble avoir exercé une influence très forte sur sa famille, elle y était surnommée « la comtesse » par ses petits-enfants. Jean Puyrinier, le père d’Arnaud décède en 1849, Joseph Arnaud est encore très jeune, il vivra avec sa mère et son frère aîné à Ribérac.


En 1854, il est recruté pour le Service Militaire, il participe à la guerre de Crimée et reçoit la médaille de la reine Victoria, il terminera en 1866 comme sergent.


Libéré de ses obligations militaires, il exerce l’activité de ferblantier et connaitra sa future épouse Anne Gouaud, mais prénom d’usage « Constance », par l’intermédiaire de l’un de ses beaux-frères Félix Thomas, lui-même ferblantier et marié à une sœur Gouaud. Joseph Arnaud se marie le 26 janvier 1868 à Montpon avec Anne Gouaud, issue d’une famille de cette commune, sa mère Justine est présente lors du contrat de mariage, elle meurt en 1874.



Ils résident par la suite à Ribérac où il continue à exercer son activité, la famille demeure au 6 rue Notre Dame, (figure à cette adresse sur le recensement de 1876), ils auront sept enfants dont trois mourront relativement jeunes. Malheureusement, il tombe malade en 1877 et succombera à une pneumonie, sa femme le suivra 5 ans plus tard.


Les enfants seront répartis chez leurs deux oncles du côté maternel chez les familles Faux et Thomas de Montpon, ce qui explique probablement pourquoi les enfants de Joseph Arnaud s’établiront par la suite à Montpon ou à proximité, Louis, mon grand-père, le fils ainé de Joseph y créera avec ses frères et le concours de Félix Thomas son oncle et tuteur, une entreprise dont l’activité sera dans un premier temps la ferblanterie, puis la plomberie zinguerie. Cette dernière perdurera jusqu’au début de la seconde guerre mondiale, mais disparaîtra après le décès des fils de Joseph Arnaud.

Par Marie-Thérèse PUYRINIER WACHET.

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