ORTHION Marguerite

Quand j’ai découvert que Marguerite était issue d’une famille de colons, dans ma tête sont aussitôt apparues de images de films américains, les grands espaces, les courses effrénées en charriots, à la découverte de nouvelles terres…

Ils arrivaient de je ne sais où pour aller…qui sait où ? En l’occurrence ici, en Dordogne et plus précisément à Saint-Louis sur L’Isle.

Qu’elle ne fût ma déception à la lecture de la définition du mot « colon » : Cultivateur, à l'origine ancien soldat, de condition libre mais assujetti à la terre qu'il travaille pour le compte d'un propriétaire !!!


En fait, ils étaient des gens ordinaires, cultivateurs, menant une vie normale, du moins, je veux bien le croire si ce n’est que, tout en elle sentait la nature. Comme je l’ai dit au début elle se prénommait Marguerite quant à son patronyme, mis à part que l’on ne sait pas où positionner le « H » « Orthion, Ortion, Hortion » il est un dérivé de « Ort », « forme occitane de jardin », surnom d’un possesseur de jardin (Geneanet)

Le décor est planté.
Avec un H comme Hortion Marguerite voit le jour à Saint Louis en l’Isle,(Dordogne), à 2 heures du matin, un 20 janvier 1843, au lieu des Nandilloux.


Elle habite Saint louis en l’Isle jusqu’au décès de sa mère en 1856, avec ses parents :

Pierre ORTION son père, Marie MADILLAC sa mère et ses sœurs (Marie Hortion 1835-1892, Marie Hortion 1838, Marie Hortion 1840),


Comme en témoigne le recensement de 1851 Marie Madillac décédée, Pierre Orthion prend pour épouse Marie Couyrier avec laquelle il a deux enfants , Louis Hortion en 1859 et Jeanne Hortion en 1860


Marguerite devient servante à gages chez Mr Paulias ou Pauliac à Menesplet. C’est là qu’elle rencontre celui qui devient son époux le 28 avril 1862 à Minzac (24272), Jean FORTIN 1832-1871.

Ils habitent le Moulin du Drôle et ont quatre enfants (Pierre FORTIN 1863-1864,Marie FORTIN 1864-1867, Marie FORTIN 1868, Marie FORTIN 1871-1871) Sur le contrat de mariage passé chez Me Delage le 18 avril 1862, on note que Marguerite hérite en indivision des propriétés de sa mère, sises à Saint-Louis en L’Isle. Jean Fortin décède le 26 décembre 1871.
Marguerite ne reste pas longtemps veuve. Elle se remarie le 1er janvier 1873 avec Jean Villechenoux né le 27 mai 1838 à Beauronne, lui-même veuf de Jeanne Guionnie le 9 mai 1871…

Ils ont trois enfants :

André :

Né le 21 août 1874 - Francs, 33570, Gironde, Epouse Anne Tignonma Décédé le 1er janvier 1915 - Bordeaux-Hôpital Temporaire, à l’âge de 40 ans alors qu’il vient juste d’être incorporé(le 15 décembre). Cultivateur

André :

Né le 26/11 :1878 à Minzac 24 Dordogne Epouse Edouara Morandeau Décédé le 26 octobre 1915 Jonchéry, Marne. Mort pour la France.

Antoine

Né le 24 juillet 1887 à Minzac

On perd la trace de Marguerite en 1903 après le mariage de son fils aîné. On sait juste qu’elle est décédée en 1915 lors du décès de ses deux fils.

Alors avec ou sans H ? Il faudrait remonter à la naissance du bourgeon pour en connaître l’écriture exacte.
Par Françoise VILLECHENOUX.

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