ESCORNE Félix.

Mon arrière-arrière-grand-père est né le 3 aout 1844 au Bugue (Dordogne) Il était au moins la 5ème génération prénommé Félix, là où j'en suis. Ses parents étaient Félix Elie ESCORNE (1814-1846) et COLOMBET Marie-Jeanne dite Cadette" (1817-1896) sur laquelle nous reviendrons. La famille ESCORNE était majoritairement des menuisiers, sergeurs, tisserants, mais aussi maréchaux-ferrants, forgerons. Il se trouve même un vétérinaire. Tous signaient déjà en 1739 pour le plus ancien sosa connu actuellement de cette lignée, très nombreux il est difficile de cerner qui est qui, mêmes prénoms, mêmes patronymes !

Je n'ai connaissance que d'une sœur de Félix, cependant témoin du contrat de mariage de son demi-frère, Jean GUARRIGUE issu du second mariage de leur mère : Marie-Jeanne COLOMBET avec François GUARRIGUE, propriétaire agriculteur également.

signature d'ESCORNE Félix, dit Dondé 1739 son arrière arrière-grand-père


Le couple n'a eu que 2 enfants à ma connaissance, Berthe mon arrière-grand-mère (1872-1948) et Marie Blanche (1876-?) qui ne dut pas vivre longtemps car je n'en ai aucune trace par la suite.

VINT L'HEURE DE SON ENGAGEMENT MILITAIRE

A l'âge de 20 ans, Félix partit au régiment probablement en 1864. J'apprends donc sur son contrat de mariage qu'il était en 1871 soldat au septième régiment de hussards, en garnison à Castres, et renvoyé dans ses foyers comme étant versé dans la réserve. De ces 7 ans d'armée et probablement de guerre, puisqu'il y a eu des conflits dans ce laps de temps, ce que j'ai pu en constater, c'est qu'à 20 ans j'ai un très beau jeune homme en photo et en 1871 une photo en soldat, où, physiquement il semble marqué, ayant même une calvitie importante alors qu'il n'a que 27 ans. Qu'a t'il vécu ? A t’il été prisonnier en Allemagne comme je l'ai lu concernant ce 7e bataillon de Hussards ? J'ai bien peur de ne pas avoir la réponse à temps pour vous le faire savoir, venant juste de lancer une demande afin de retracer son parcours militaire.

Je n'ai collecté pour l'instant que ce résumé concernant ce dit 7ème régiment de hussards.



Talleyrand est promu Lieutenant-colonel au 7ème Hussards le 05 août 1869. Il était père d'une petite Charlotte-Louise-Marie-Thérèse depuis le 4 Juin. Il participe à la guerre de 1870 - subira le sort de l'Armée de Metz et partira en captivité en Allemagne, où on le croise sous la plume de Henri Choppin, dans son "Journal de captivité d'un officier de l'armée du Rhin (27 octobre 1870-18 mars 1871)" : "Beaucoup d'anecdotes viennent sous ma plume pour compléter le tableau de la désolation de ce camp de toutes les misères. Je n'ai pas le courage de l'entreprendre et, en attendant des temps meilleurs, me plonge dans les Rêveries du maréchal de Saxe, que le lieutenant-colonel du 7e de hussards, M. de Talleyrand- Périgord, a eu l'amabilité de me prêter." L’historique du 7e Hussards nous précise : "Le lieutenant-colonel de Talleyrand, rentré de captivité, prit le commandement du dépôt à la date du 26 mars (1871). Il le conservera jusqu'au 12 avril, jour de la rentrée du colonel Chaussée". Il figure à l'Etat-Major du régiment reconstitué à Castres en mai 1871, sur la base du Dépôt du 7e Hussards, du 3e Hussards de Marche, et des hommes et cadres rentrés de captivité.




Félix ESCORNE 1871    .     Felix ESCORNE 1864


Félix, placé dans la réserve militaire, a peut-être été accomplir des périodes d'exercices, je l'ignore donc encore ! Ainsi rentré dans ses foyers, il reprit son métier de Sellier.




ET PUIS FÉLIX CONVOLA EN JUSTES NOCES AVEC LA JOLIE NINA

Félix, le 24 Octobre 1871 au Bugue prit pour épouse Jeanne COLOMBET, sans profession, fille de Jean Henri COLOMBET, propriétaire cultivateur (1814-1871) et Marie DELFOUR (1818-1852). Lorsque Marie mourut Jeanne n'avait que 2 ans. Son père l'avait épousée en seconde noce, étant veuf de la sœur de Marie = Anne DELFOUR, décédée en 1845. Elles étaient originaires de Coux et Bigaroque, village tout proche du Bugue. Ils firent un contrat de mariage, sur lequel Félix semble avoir hérité d'une somme assez importante pour l'époque, suite à la succession de son père et de ses propres économies (noté ainsi). Sa mère, elle, Marie Jeanne COLOMBET étant remariée.

Nina quant à elle, se donne le droit d'accepter ou pas la succession de son père le décès de ce dernier ne remontant qu'à un peu plus de 2 mois, mais aussi se réservant pour plus tard celles de sa mère et de son grand-père maternel, sa grand-mère Françoise Rose BRU (1788-1873) étant encore en vie. Cette dernière était fille de bourgeois du bourg d'Urval. Nina a dû accepter les conditions de tous car les propriétés terriennes et les biens divers étaient toujours dans la famille dans son enfance. Félix et Nina avaient un point commun : ils étaient cousins ! Suite à des veuvages et remariages, ils se sont trouvés tous deux être les petits-enfants du couple Jean COLOMBET (1786-1849) et Jeanne CARBONNIERES (1792-1855) d'où ce cousinage.

Au plus haut que je sois remontée, les COLOMBET ont toujours été présents sur le lieu-dit du Bugue : Cumon, tous en tant que propriétaires agriculteurs. Tous signaient.


Jean Henri Colombet pére de Nina

Les cousins de Nina firent tous de belles carrières, dont un chevalier de la Légion d'Honneur. Cette famille COLOMBET resta très longtemps très unie à en juger les photos de l'album familial. Quant aux CARBONNIERES, grande famille toujours attachée aux forges des environs, Mauzens Miremont, Les Eyzies, où je les trouve Maitres de Forges ou Hommes d'affaires, ils jouissaient déjà d'une certaine éducation. Je trouve même le grand-père de Jeanne ; Henri CARBONNIERES en voyage d'affaires sur le navire "Le Souverain" partant pour Saint-Domingue en 1771.

Il est noté : Taille grande, 40 ans, originaire de Miremont (Dordogne), religion catholique, signé le capitaine du "Souverain"

''Je ne suis pas encore parvenue a remonter plus haut que 1735, mais il se trouve de nombreuses présences d'ESCORNE sur Mauzens-et-Miremont et les Eyzies, ce qui me laisse à penser fortement au fait qu'ils 
furent également d'anciens forgerons les forges étant nombreuses dans le coin, De nombreux cousins maréchaux-ferrants partageaient toujours ce même prénom de Félix Helix, Eli voire même Philix (tous plus 
ou moins ayant subi de grandes variations).''




Félix finit sa vie un matin du mois de février 1917 a l’âge de 72 ans, quant à Nina ses petites-filles (maman et ma tante Christiane) purent en profiter un peu plus longtemps car elle leur faussa compagnie en 1948, elle avait 75 ans.





Félix et Nina sur leurs vieux jours.



Tous deux reposent dans le caveau familial du Bugue, au pied du coteau surplombé par la grotte de Bara-Bahau, là, juste au-dessus.




Par Annie-Alice MOUNIER.

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