URVAL Famille BRU

''Tout petit mais très joli village médiéval, il a gardé tout son cachet. URVAL pourrait être traduit du Celte, et signifierait " Vallée de l'eau ". La raison résiderait au fait que deux ruisseaux traversent le bourg. A quelques encablures du Buisson de Cadouin, Urval dépend du district de Bergerac.



Son église romane fortifiée est datée des XIe et XIIe siècles. Elle serait bâtie sur les ruines d'une villa romaine. Chose exceptionnelle et rare, ce village possède un four à pain, appelé four banal datant du XIVe siècle. Il me semble savoir que ce four est réutilisé chaque année pour la fête du village.''



Urval possède deux châteaux : le château de la Bourlie et le château de la Poujade. La puissante famille de Montalembert résidait au château de la Bourlie. Cependant c'est d'une famille leur étant très proche dont nous allons parler : la famille Brû qui se trouve être la mienne. Comme tout village, plusieurs petits hameaux s'étalent aux alentours. Parmi eux se trouve le lieu " Les Grèzes ", appelé " Las Grezas " dans un temps plus ancien où la langue était encore l'occitan. Au lieu de " Les Grèzes " demeurait une famille de Féodistes, Maitres arpenteurs, Praticiens, Notaires ou même Prêtre. J'ai donc choisi de vous présenter cette infime partie de la famille Brû. La famille Brû, originaire de ce joli village médiéval remonte en filiation connue jusqu'à Jean Brû né vers 1663.

L'étymologie de ce patronyme Brû serait issue d'une variante catalane ou occitane de Brun. Nous nous intéresserons donc à Jean Brû, Féodiste, (1) Maitre arpenteur, Sieur de Leigrezes, mon ancêtre.

Né à Urval en 1716, il y mourut en 1792, fils de Jean Brû et Marie Mondy. Il avait épousé Marie Bouteil (Boutel) du lieu-dit de " La Salvagie ". Leur mariage a eu lieu par contrat en 1744 alors que la cérémonie religieuse n'eut lieu qu'en 1745, près d'un an et demi après. Je me suis donc posée la question : pourquoi ce laps de temps entre le contrat de mariage et la cérémonie religieuse. Quelle ne fut pas ma surprise de me rendre compte que Marie était âgée de 10 ans l'année de la signature du contrat de mariage, 12 à la cérémonie religieuse et 15 ans à son premier enfant !

Enfants qu'ils eurent au nombre de 11 : 4 garçons et 7 filles.

* Anne qui naquit en 1748 mariée à Jean Valadié de Cadouin

* Antoine, mon aïeul né en 1751 + 1827 notaire royal marié à Jeanne Gouzot originaire de Siorac issue d''une famille de notables.

* Françoise née en 1754 mariée à Jean Bézengier. Praticien a Cladech

* Jean né en 1757 + 1810. Il était militaire, chasseur au quatrième régiment léger, troisième bataillon, première compagnie. Il mourut à Malines (Belgique) le 12 avril 1810 dont transcription à la Mairie d'Urval, ci-dessous.



Hormis cette transcription d'acte de décès dans le registre d'Urval, je n'ai pour l'instant pas plus précisions quant à sa carrière de militaire.

* Anne née en 1759, mariée à Pierre Grafeille de Siorac


* Jean (autre) né vers 1761 + 1794. Nous le trouvons vicaire dans la paroisse de Saint-Laurent-de-Castelnaud (aujourd'hui Saint-Laurent-la-Vallée) en 1790, diocèse de Sarlat. Comme ses frères et soeurs il est né à Urval mais personne à ce jour n'a pu trouver son acte de naissance. En 1793 il fut condamné pour refus de prêter serment, et déporté (2) au-delà des mers. " Reclus " à Sarlat le 7 ventôse an II, puis transféré à Périgueux et déporté à Rochefort le 23 germinal an II où il fut " fouillé ". Détenu à bord du bateau-ponton " Les deux Associés ", il y mourut dans la nuit du 18 au 19 septembre 1794, à l'âge de... 33 ans. La vie de détention à bord de ces bateaux était des plus difficiles par les mauvais traitements subis et la grande insalubrité de ces rafiots restant amarrés en rade ou au large.



* Jeanne née en 1762 + 1843 mariée à Pierre Estay, puis à Pierre Bélinguier du lieu de la Pélinque d'Urval * Marie née vers 1764 + 1840 mariée à Jean Bounischou * Anne ° en 1764 * Françoise née en 1768 mariée à Jean Servole de Siorac-en-Périgord * Louis Julien né et décédé en 1771

''(1) Un féodiste s'occupait de tout ce qui tournait autour du droit féodal (réfection des terriers, confection des lièves, réactualisation des redevances seigneuriales etc) C'était un office, il fallait donc l'acheter auprès des revenus casuels à Paris, tout comme un office notarial. Un Notaire pouvait être Notaire expert-féodiste, mais dans ce cas il lui fallait acheter 2 offices. Je crois que tel était le cas de cette famille, de père en fils.

''(2) Au-delà des mers signifie pour son cas : " l’Île Madame ". Cette île se trouve au large des côtes de la Charente-Maritime, entre l’Île d'Oléron et l’Île de Ré. Pendant la Révolution Française, les prêtres résistants y furent déportés et y moururent pour la majorité. De nos jours se trouvent encore les sépultures de quelques prêtres dits réfractaires, de simples croix et des cailloux.

'' Par Annie-Alice MOUNIER.

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